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Christine Lagarde. Image : Capture d'écran WEF.

Euro numérique : le Parlement européen valide en commission le projet de la BCE

La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a adopté, le 23 juin 2026, le rapport sur le projet d’euro numérique porté par la Banque centrale européenne, membre du Forum économique mondial. Le texte a été approuvé par 43 voix contre 14 et une abstention. Le projet, présenté comme une monnaie de banque centrale complémentaire des espèces, alimente depuis plusieurs mois des inquiétudes sur la vie privée et des théories non vérifiées relayées sur les réseaux sociaux.

Selon les informations rapportées par L’Express et plusieurs médias économiques, la commission des affaires économiques et monétaires, dite ECON, a validé le 23 juin 2026 le rapport relatif à la proposition de règlement instaurant un euro numérique. Le vote s’est conclu par 43 voix favorables, 14 défavorables et une abstention.

Le vote en séance plénière est attendu pour juillet 2026. Il doit précéder les négociations en trilogue entre le Parlement, le Conseil et la Commission. La Banque centrale européenne évoque un lancement possible en 2029, avec des phases de test à partir de 2027.

Une monnaie présentée comme complémentaire des espèces

L’euro numérique serait une forme de monnaie émise par la Banque centrale européenne, utilisable en ligne et hors ligne. D’après le texte adopté en commission, il viendrait compléter les espèces sans les remplacer. Les institutions européennes mettent en avant l’objectif de réduire la dépendance des paiements européens à l’égard d’acteurs étrangers.

La Banque centrale européenne est dirigée par Christine Lagarde qui figure dans les listes publiées des Young Global Leaders du Forum économique mondial et a participé à des réunions du groupe Bilderberg en 2019 et 2022, selon les référentiels publics consultés.

Des inquiétudes sur la vie privée

Le texte adopté évoque une « protection de la vie privée dès la conception » et mentionne des technologies de preuve à divulgation nulle de connaissance, censées permettre de vérifier une transaction sans exposer les données personnelles. La déléguée à la protection des données de la Banque centrale européenne a indiqué que l’institution conçoit l’euro numérique comme l’option de paiement électronique la plus respectueuse de la vie privée.

Des critiques relayés par certains médias soulignent toutefois des points de tension. Les documents techniques prévoiraient une identification des utilisateurs et la transmission d’informations aux cellules de renseignement financier en cas de soupçon d’activité illégale, selon ces sources.

Un projet visé par des théories non vérifiées

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a réfuté les théories du complot entourant le projet. Elle a estimé que répondre aux affirmations selon lesquelles l’institution déciderait des achats des particuliers constituerait un succès de communication.

Selon les médias économiques, la diffusion de vidéos trompeuses et de discours alarmistes sur les réseaux sociaux a accompagné les annonces relatives au projet. Ces contenus laissaient entendre un lancement imminent et une suppression des espèces, ce que les institutions européennes contestent.

L’euro numérique demeure à l’état de projet législatif. Son adoption définitive dépendra du vote en séance plénière, puis des négociations entre les institutions européennes. Les modalités précises de fonctionnement, notamment en matière de confidentialité, restent à arrêter.

Source : L’Express — lexpress.fr

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