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Logo de Alibaba, baidu et BYD. Image générée par IA.

États-Unis : Washington accuse Alibaba, Baidu et BYD de liens avec l’armée chinoise dans un nouveau bras de fer technologique

Moins d’un mois après la visite de Donald Trump à Pékin, les tensions économiques entre Washington et la Chine repartent à la hausse. Le Pentagone a ajouté Alibaba, Baidu et BYD à sa liste d’entreprises soupçonnées de collaborer avec l’armée chinoise. Une décision fortement contestée par Pékin et les groupes concernés, qui dénoncent des accusations « infondées ».

Le ministère américain de la Défense a annoncé le 9 juin 2026 l’ajout de trois géants chinois, AlibabaBaidu et BYD, à sa liste d’entreprises considérées comme travaillant avec l’armée chinoise.

Cette liste, déjà utilisée par Washington comme outil de pression diplomatique, vise à identifier les entreprises soupçonnées de participer à la stratégie dite de « fusion civilo-militaire » de la Chine. Selon les autorités américaines, ces groupes pourraient représenter une menace pour la sécurité nationale.

Un responsable républicain, John Moolenaar, président d’une commission parlementaire sur la Chine, a qualifié cette liste « d’avertissement pour les entreprises américaines, les pouvoirs publics et la population américaine », appelant les acteurs économiques à cesser toute collaboration avec ces entreprises.

Des accusations fermement rejetées par Pékin et les entreprises concernées

Les entreprises chinoises concernées ont immédiatement rejeté ces accusations. Baidu a dénoncé une décision « totalement infondée », affirmant être prête à utiliser tous les moyens juridiques pour contester son inclusion sur cette liste.

De son côté, Alibaba a également affirmé ne pas être une entreprise militaire et rejette toute implication dans une stratégie de nature étatique ou militaire. Le groupe assure que cette désignation n’aura pas d’impact immédiat sur ses activités internationales.

La Chine a également réagi par la voix de son ministère des Affaires étrangères, exhortant Washington à « corriger ses pratiques erronées » et à cesser la pression exercée sur ses entreprises technologiques.

Un contexte diplomatique tendu malgré les signaux d’apaisement

Cette décision intervient dans un climat paradoxal. Elle survient moins d’un mois après la visite de Donald Trump à Pékin, un déplacement perçu comme une tentative de stabilisation des relations entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Cette décision intervient alors que les relations sino-américaines semblaient amorcer une phase d’accalmie. Le président chinois Xi Jinping est en effet attendu à Washington en septembre 2026 pour une rencontre qui pourrait être déterminante pour l’avenir des relations entre les deux puissances.

Mais cette nouvelle liste noire ravive les tensions commerciales et technologiques entre les deux pays, dans un contexte déjà marqué par la rivalité autour de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs et des véhicules électriques.

Une guerre économique de plus en plus structurée

Au-delà de la dimension diplomatique, cette décision américaine pourrait avoir des conséquences concrètes sur les relations économiques internationales. Même si la liste n’entraîne pas de sanctions immédiates, elle pourrait limiter les partenariats entre entreprises américaines et groupes chinois ciblés.

Certains analystes y voient un nouvel épisode de la guerre économique entre Washington et Pékin, où chaque décision réglementaire devient un levier d’influence stratégique.

Sources :
BFMTV
Le Figaro

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