Duralex : la justice valide la reprise par Cédric Meston

La reprise de Duralex par l’entrepreneur Cédric Meston a été validée mercredi 14 octobre par le tribunal de commerce d’Orléans. Le projet prévoit le maintien de 155 emplois sur environ 220 à l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Il reste à mettre en œuvre le financement et les investissements annoncés.

Le tribunal de commerce d’Orléans a retenu, mercredi 14 octobre 2026, l’offre de reprise de Duralex présentée par Cédric Meston, selon BFMTV et les Dernières Nouvelles d’Alsace. La décision donne un repreneur à la verrerie implantée à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Elle prévoit le maintien de 155 salariés, alors que l’effectif de l’entreprise était évalué à environ 220 personnes au moment du jugement.

À l’issue de l’annonce, Cédric Meston a fait part sur BFMTV de l’incertitude qui avait entouré l’attente de la décision. Le jugement clarifie l’avenir de l’entreprise, mais ne règle pas la situation de tous ses salariés : rapporté à un effectif d’environ 220 personnes, le périmètre annoncé de la reprise laisse près de 65 postes en dehors du projet retenu. Ce calcul reste indicatif, puisque les décomptes publiés avant la décision ne sont pas tous identiques.

Une décision attendue après l’examen de deux offres

Le tribunal avait examiné les projets de reprise le 12 octobre avant de mettre sa décision en délibéré au 14 octobre, rapporte France 3 Centre-Val de Loire. L’offre de Cédric Meston était en concurrence avec celle du groupe Carlesimo. Selon les informations réunies par France 3 Centre-Val de Loire, le projet concurrent prévoyait le maintien d’un nombre de salariés inférieur à celui annoncé par Cédric Meston.

Les chiffres publiés sur l’offre Carlesimo varient toutefois selon les présentations successives du dossier : ils se situent entre 125 et 129 emplois d’après France 3 Centre-Val de Loire et Ouest-France. Le tribunal a choisi le projet de Cédric Meston, qui en prévoit 155. La différence entre ces engagements d’emploi constitue un élément de comparaison entre les deux offres, sans suffire à elle seule à expliquer les motifs de la décision judiciaire.

L’effectif de référence mérite également d’être précisé. Avant le jugement, France 3 Centre-Val de Loire évoquait 219 salariés dans l’attente d’un repreneur, tandis que plusieurs comptes rendus de la décision retiennent un total d’environ 220. Le Parisien indique que l’entreprise comptait 243 personnes en début d’année, avant des départs et le non-renouvellement de contrats à durée déterminée. Ces chiffres renvoient donc à des moments ou à des modes de décompte différents.

Un financement de 16 millions d’euros annoncé

Le projet porté par Cédric Meston représente 16 millions d’euros, selon Le Parisien. Ce montant comprendrait 10 millions d’euros de fonds privés et environ 6 millions d’euros de soutiens publics, associant des financements de l’État et des concours de collectivités locales. Ces sommes décrivent le plan présenté pour la reprise ; leur annonce ne permet pas, à elle seule, de mesurer l’avancement de chaque investissement.

La question du financement dépasse le seul transfert de propriété. La poursuite de l’activité de la verrerie dépendra de la mise en œuvre du projet industriel et de sa capacité à soutenir les emplois repris. Le jugement arrête le choix d’un repreneur, tandis que la réalisation du plan annoncé constitue l’étape suivante pour l’entreprise et ses salariés.

Cédric Meston porte son offre par l’intermédiaire de sa holding Tomé, selon Le Parisien. France 3 Centre-Val de Loire le présente comme cofondateur de l’entreprise de produits végétaux HappyVore et rappelle sa reprise de Tupperware France en 2025. Ce parcours situe le repreneur, sans préjuger des résultats de son projet dans l’industrie du verre.

Un avenir encore distinct selon les salariés

La validation judiciaire apporte une réponse aux 155 salariés inclus dans l’offre, mais elle laisse ouverte la question du devenir de ceux qui n’y figurent pas. Les sources disponibles établissent le nombre de postes que le repreneur s’engage à conserver ; elles ne détaillent pas ici la situation individuelle des autres employés. Il serait donc prématuré d’assimiler mécaniquement l’écart entre l’effectif total et les emplois repris à un nombre définitif de licenciements.

Pour le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, la décision marque le passage d’une attente judiciaire à une phase de mise en œuvre. Le suivi portera désormais sur les emplois effectivement maintenus, la mobilisation des financements annoncés et la concrétisation du projet présenté au tribunal. Ces éléments permettront d’apprécier la portée de la reprise au-delà de la décision du 14 octobre.

Duralex dispose désormais d’un repreneur désigné par le tribunal, avec un engagement portant sur 155 emplois. La mise en œuvre du plan et la situation des salariés non repris détermineront les conséquences concrètes de cette décision.

Sources

BFMTV : https://www.bfmtv.com/economie/video-jusqu-a-la-derniere-minute-on-ne-savait-pas-les-premiers-mots-du-repreneur-de-duralex_VN-202610140643.html

Dernières Nouvelles d’Alsace : https://www.dna.fr/economie/2026/10/14/la-justice-valide-la-reprise-de-duralex-par-cedric-meston-155-des-220-emplois-conserves

Le Parisien : https://www.leparisien.fr/loiret-45/duralex-le-tribunal-de-commerce-dorleans-valide-loffre-de-reprise-deposee-par-lentrepreneur-francais-cedric-meston-14-10-2026-MBQOK6WV2NCA7JENILXI6CAM6Q.php

France 3 Centre-Val de Loire : https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/duralex-le-nom-du-repreneur-sera-connu-mercredi-les-219-salaries-dans-l-attente-3432369.html

France 3 Centre-Val de Loire : https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/du-steak-vegetal-a-l-industrie-du-verre-qui-est-cedric-meston-le-nouveau-proprietaire-de-duralex-3433284.html

Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/economie/duralex-lentrepreneur-cedric-meston-annonce-la-validation-de-son-projet-de-reprise-155-emplois-sauves-9a33da0a-c7a6-11f1-9522-1f9ae0711c0a