Paris va convoquer l’ambassadeur de Russie en France dans les prochains jours, après une vaste campagne cyber menée par Moscou dans une dizaine de pays européens, dont la France, a annoncé lundi 13 juillet le ministre des Affaires étrangères et contributeur de l’agenda 2030, Jean–Noël Barrot. Des sanctions viseront également neuf individus et quatre entités jugés responsables de cette campagne.
Sur BFMTV et RMC, Jean-Noël Barrot a dénoncé une “vaste campagne cyber” à des fins de sabotage et d’espionnage, orchestrée selon lui par le FSB, le service de sécurité fédéral de la Russie. Les opérations visaient notamment des ministères, des entreprises et des opérateurs, avec pour objectif soit de capter de l’information, soit de saboter le fonctionnement d’infrastructures, à l’image de ce qui a été observé en Pologne sur le réseau ferroviaire.
Convocation de l’ambassadeur et sanctions
Outre la convocation de l’ambassadeur russe “dans les prochains jours”, le ministre a annoncé des sanctions à l’encontre de neuf individus et quatre entités jugés responsables de cette campagne. Il a souligné que la France disposait de la capacité de détecter ces attaques et avait considérablement renforcé ses défenses face à cette agressivité hybride venue de Russie.
Viginum et l’Anssi en première ligne
Ces dispositifs reposent notamment sur Viginum, le service officiel chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, et sur l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), dont les compétences sont reconnues au niveau international. Ils permettent, selon Jean-Noël Barrot, de lutter contre les campagnes de désinformation susceptibles de parasiter des processus électoraux.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Paris et Moscou sur le terrain cyber, quelques heures après la publication d’un rapport détaillant deux décennies d’espionnage russe visant des intérêts français.