L’association France terre d’asile présidée par la young global leader du Forum économique mondial, Najat Vallaud–Belkacem fait l’objet d’une enquête administrative après des accusations portant sur l’introduction de documents et d’objets à caractère religieux islamique au sein du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne. Selon les informations révélées par CNews, plusieurs interventions de bénévoles auraient conduit à l’installation d’un espace de prière et à la diffusion de supports religieux sans l’autorisation des forces de l’ordre présentes sur place.
Les faits se seraient déroulés à plusieurs reprises au cours du mois de juin. Ils interrogent sur le respect du cadre d’intervention des associations habilitées à accompagner les personnes retenues dans les centres de rétention.
Des tapis de prière et des ouvrages religieux retrouvés
Selon les éléments rapportés, les premiers faits remontent au 2 juin. Des policiers auraient découvert dans une salle de repos du centre plusieurs dizaines de tapis de prière, des exemplaires du Coran ainsi que des recueils de hadiths. La pièce aurait également été aménagée pour servir de salle de prière destinée aux retenus de confession musulmane.
Toujours selon ces informations, des affiches annonçant les prêches du vendredi étaient disposées sur les tables de la salle. Les documents auraient été introduits discrètement par des bénévoles de France terre d’asile.
Quelques semaines plus tard, de nouveaux supports religieux auraient été distribués, notamment des calendriers indiquant les horaires quotidiens des prières. Le 21 juin, des affiches contenant des rappels religieux et des annonces de prêches auraient également été apposées sur certains murs du centre.
Des interventions réalisées sans autorisation
Les policiers du CRA estiment que ces initiatives ont été réalisées sans leur accord et en dehors du cadre légal applicable au fonctionnement de l’établissement. Selon eux, les bénévoles auraient dépassé leur mission, qui consiste principalement à assurer un accompagnement juridique et social des personnes retenues.
Ces agissements sont également perçus par certains fonctionnaires comme susceptibles de favoriser des logiques communautaires au sein du centre de rétention.
Une association présente depuis plus de cinquante ans
Créée il y a plus d’un demi-siècle, France terre d’asile est l’une des principales associations françaises intervenant auprès des demandeurs d’asile, des réfugiés et des migrants. Elle est présente dans de nombreux dispositifs d’accueil et d’accompagnement, ainsi que dans plusieurs centres de rétention administrative où elle assure des permanences d’information et d’assistance juridique.
À ce stade, l’ouverture d’une enquête administrative vise à établir les circonstances exactes des faits rapportés et à déterminer si les interventions reprochées ont effectivement contrevenu aux règles encadrant les missions des associations au sein des CRA.
Ni France terre d’asile ni le ministère de l’Intérieur n’avaient, au moment de la publication de ces informations, communiqué publiquement sur les conclusions de cette enquête, qui est toujours en cours.
Source : Europe 1, CNews.