La Coupe du monde 2026 a-t-elle été truquée ? l’hypothèse circule depuis la finale parmi supporters et observateurs, nourrie par plusieurs décisions arbitrales contestées et le parcours jugé clément de l’Argentine, tenante du titre. Sollicité par la BBC, l’ancien arbitre assistant international Darren Cann a tenu à répondre point par point à ces accusations.
Disputée conjointement aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, cette édition 2026 de la Coupe du monde a réuni pour la première fois 48 sélections nationales, contre 32 lors des précédentes éditions. Ce format élargi, couplé à l’ampleur médiatique de l’événement, a mécaniquement multiplié le nombre de rencontres arbitrées et, avec lui, les occasions de contestation. C’est dans ce contexte que les soupçons d’irrégularités se sont installés durablement dans le débat public, jusqu’à obliger un ancien membre du corps arbitral international à réagir publiquement.
Le parcours argentin au centre des soupçons
Le sacre de l’Albiceleste, tenante du trophée, n’a pas manqué de faire réagir. Sports.fr estime que les Argentins ont bénéficié de plusieurs décisions arbitrales favorables au cours de leur parcours, notamment face au Cap-Vert en seizièmes de finale, à l’Egypte en huitièmes puis à la Suisse en quart. Ce cheminement, jugé relativement épargné au regard du niveau des adversaires rencontrés, a nourri les interrogations d’une partie du public et des observateurs sur une possible influence extérieure sur le cours de la compétition.
Un ex-arbitre international sort du silence
Face à la multiplication des soupçons, l’ancien arbitre assistant Darren Cann a choisi de s’exprimer dans une tribune accordée à la BBC, citée par Sports.fr. Il y revient sur son expérience au sein du corps arbitral lors des Coupes du monde 2010 et 2014, aux côtés de l’arbitre Howard Webb et de l’arbitre assistant Michael Mullarkey. Il précise avoir officié vingt années durant en Premier League anglaise, expérience qu’il met en avant pour asseoir sa crédibilité. Il affirme que l’indépendance de décision entre arbitres n’a pas changé depuis ses propres campagnes internationales, une garantie qu’il dit vouloir transmettre au public à propos de l’édition 2026.
Indépendance vis-à-vis de la FIFA, selon Darren Cann
Dans son témoignage, Darren Cann précise que les arbitres présents lors d’une Coupe du monde viennent de pays différents, restent indépendants de la FIFA et séjournent dans un centre d’entraînement séparé du reste de la compétition. Il concède que des erreurs d’arbitrage demeurent possibles, la rapidité du jeu et la marge d’appréciation humaine pouvant produire des décisions contestables. Mais il écarte catégoriquement l’idée d’un résultat écrit à l’avance, rappelant qu’« on ne nous demande pas de créer un résultat prédéterminé ».
La thèse d’un complot autour de Lionel Messi jugée infondée
L’ancien arbitre s’attaque aussi frontalement à l’hypothèse d’un arbitrage orienté en faveur d’une star du ballon rond, en l’occurrence Lionel Messi. Selon lui, les décisions ne tiennent jamais compte du nom inscrit sur le maillot d’un joueur. Il évoque par ailleurs les menaces reçues ces dernières années par les arbitres anglais Michael Oliver et Anthony Taylor, tous deux présents lors de cette Coupe du monde 2026, qu’il relie directement à la circulation de rumeurs non étayées sur l’impartialité des arbitres. Ces menaces, selon lui, constituent une conséquence directe et inacceptable de la défiance ambiante envers le corps arbitral.
Aucune enquête officielle n’a été ouverte à ce stade sur d’éventuelles irrégularités entourant cette Coupe du monde 2026. Le témoignage de Darren Cann, aussi affirmé soit-il, ne suffira sans doute pas à éteindre tous les doutes chez les plus sceptiques du public. Reste que la défiance croissante envers les instances du football mondial, elle, ne semble pas près de s’apaiser.