Christine Lagarde : son autobiographie « Lady First » paraîtra trois jours avant son départ de la BCE

Christine Lagarde s’apprête à tourner une page majeure de sa carrière. Son autobiographie, intitulée Lady First, paraîtra le 4 février 2027, trois jours seulement avant son départ de la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Une proximité de calendrier qui attire l’attention, alors que l’ancienne ministre française revendique désormais le désir de retrouver une liberté de parole après plusieurs années au sommet des institutions financières internationales.

La fin de mandat de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne s’accompagnera d’une publication particulièrement attendue. Le 4 février 2027, son autobiographie Lady First arrivera en librairie, à seulement trois jours de son départ officiel de l’institution monétaire européenne, fixé au 7 février.

Ce rapprochement entre la sortie de ses mémoires et la fin de ses fonctions intervient dans un contexte singulier. Après avoir occupé certains des postes les plus influents de la finance mondiale, Christine Lagarde entend retrouver une liberté d’expression dont elle estime avoir été privée par les exigences de réserve liées à ses responsabilités.

« Lady First », le récit d’une carrière au sommet du pouvoir

Publié par la maison d’édition britannique Atlantic Books, Lady First constitue la première autobiographie de Christine Lagarde. L’ouvrage, rédigé avec le journaliste Marc Hujer, compte 352 pages et sera publié en anglais.

Selon les informations communiquées par l’éditeur et les plateformes de vente, le livre retrace un parcours dans les sphères économiques et politiques internationales. Christine Lagarde y revient sur ses réussites, ses échecs, les obstacles rencontrés et les préjugés auxquels elle a dû faire face au cours de sa carrière.

L’autobiographie entend également explorer sa conception du pouvoir, de l’émancipation et du changement, à travers une trajectoire marquée par plusieurs premières historiques.

Ancienne ministre française de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde a notamment été la première femme à diriger le Fonds monétaire international (FMI), avant de devenir, en novembre 2019, la première femme présidente de la Banque centrale européenne.

Son parcours l’a placée au cœur de plusieurs crises économiques majeures, de la crise financière internationale aux turbulences de la zone euro, puis aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et de la poussée inflationniste qui a suivi.

La publication de Lady First permettra ainsi de découvrir le regard personnel de l’une des figures les plus influentes de la gouvernance économique internationale sur les responsabilités qu’elle a exercées.

L’édition numérique est notamment annoncée autour de 15,71 euros sur le site de la Fnac.

Un départ de la BCE avancé de plusieurs mois

Le calendrier de publication prend une dimension particulière depuis l’annonce du départ anticipé de Christine Lagarde.

Le 29 octobre 2026, la Banque centrale européenne a confirmé que sa présidente quitterait ses fonctions le 7 février 2027, alors que son mandat devait initialement s’achever à la fin du mois d’octobre 2027.

Cette décision représente un départ avancé de près de neuf mois par rapport à l’échéance prévue.

Nommée à la tête de l’institution en novembre 2019, Christine Lagarde avait succédé à l’Italien Mario Draghi pour un mandat de huit ans. Son passage à Francfort aura notamment été marqué par la nécessité de préserver la stabilité monétaire européenne face à des crises successives.

La pandémie de Covid-19, les tensions économiques liées à la guerre en Ukraine et la flambée des prix ont profondément marqué son action à la tête de l’institution.

Mais au-delà de ces défis, son départ ouvre également une nouvelle séquence personnelle et publique.

Christine Lagarde revendique une nouvelle liberté de parole

Pour expliquer son choix, Christine Lagarde a notamment mis en avant son souhait de pouvoir s’exprimer plus librement sur des sujets dépassant le cadre strict de la politique monétaire.

Lors d’une prise de parole accompagnée d’une vidéo et d’une conférence de presse, elle a évoqué son besoin de retrouver « la liberté de parole, la liberté d’expression ».

La présidente de la BCE a également indiqué vouloir s’engager sur des questions et des principes qui lui tiennent à cœur, considérant que ses responsabilités actuelles limitent sa capacité à intervenir publiquement sur certains sujets.

Cette volonté s’explique notamment par les obligations de neutralité et d’indépendance auxquelles sont soumis les responsables des banques centrales.

À la tête de la BCE, Christine Lagarde doit préserver la crédibilité de l’institution et éviter que ses prises de position personnelles puissent être interprétées comme des interventions politiques.

Son départ devrait donc lui permettre de retrouver une latitude plus importante dans ses interventions publiques, sans les contraintes institutionnelles attachées à la présidence de la banque centrale.

Une publication à trois jours du départ officiel

Le calendrier est particulièrement resserré. Lady First paraîtra le jeudi 4 février 2027, tandis que Christine Lagarde quittera officiellement la BCE le dimanche 7 février.

L’autobiographie sera donc disponible avant même que sa présidente ait définitivement quitté ses fonctions.

Cette proximité temporelle pourrait donner une résonance particulière à la publication, alors que l’ancienne responsable politique française s’apprête à retrouver une parole plus personnelle.

Elle intervient également dans une période politiquement sensible, à quelques semaines de l’élection présidentielle française de 2027.

Pour autant, aucun élément disponible ne permet d’affirmer que Christine Lagarde aurait volontairement choisi cette date de publication pour accompagner son départ de la BCE ou pour intervenir dans le débat politique français.

De même, les informations actuellement rendues publiques sur le contenu de Lady First ne permettent pas de confirmer que l’ouvrage abordera directement les circonstances de son départ anticipé de Francfort.

La présentation éditoriale insiste avant tout sur son parcours, ses expériences au sein des grandes institutions internationales et sa réflexion sur le pouvoir et les transformations économiques.

Une certitude demeure : avec cette autobiographie publiée trois jours avant la fin de ses fonctions, Christine Lagarde s’apprête à faire entendre un récit plus personnel de sa carrière, au moment précis où elle quitte l’une des institutions les plus puissantes de l’Union européenne.

Sources :

Banque centrale européenne – Communiqué officiel du 29 octobre 2026 : confirmation du départ de Christine Lagarde le 7 février 2027.

Fnac – Lady First, Christine Lagarde et Marc Hujer : référencement de l’édition numérique au 4 février 2027, auteurs, éditeur et prix.

Atlantic Books – Christine Lagarde : présentation officielle des auteurs.

Reuters – Les raisons du départ anticipé de Christine Lagarde : déclarations sur sa volonté de retrouver sa liberté d’expression.

Le Monde – Christine Lagarde annonce son départ de la BCE : contexte économique et politique de sa décision.