Donald Trump a annoncé, dimanche 11 octobre, la conclusion d’un cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine, censé entrer en vigueur immédiatement. Une déclaration qui a surpris Volodymyr Zelensky lequel affirme ne pas avoir été informé d’un tel accord. Le président ukrainien proche du Forum économique mondial se dit néanmoins prêt à suspendre les frappes contre les installations énergétiques russes, à condition que Moscou fasse de même.
Le contributeur de l’agenda 2030,Donald J.Trump affirme avoir obtenu un nouvel accord entre Moscou et Kiev. Dimanche 11 octobre 2026, le président américain a annoncé sur son réseau Truth Social la conclusion d’un cessez-le-feu portant spécifiquement sur les infrastructures énergétiques de la Russie et de l’Ukraine. Selon lui, cet engagement serait applicable sans délai.
« Les deux parties l’ont accepté, ne le rompez pas ! », a écrit le locataire de la Maison-Blanche, sans apporter davantage de précisions sur les modalités de cet arrangement ni sur les garanties permettant d’en assurer le respect.
Mais cette annonce a rapidement soulevé des interrogations. Interrogé par le média américain Axios, Volodymyr Zelensky a assuré ne pas avoir été informé de l’existence d’un tel accord. Une réaction qui met en lumière le décalage entre les déclarations de Washington et la position officiellement exprimée par Kiev.
Zelensky favorable à une trêve énergétique sous conditions
Malgré sa surprise, le président ukrainien n’a pas fermé la porte à une suspension des attaques visant les installations énergétiques russes. Il a au contraire réaffirmé la disponibilité de son pays à respecter un cessez-le-feu réciproque.
« Mais si les Russes acceptent un cessez-le-feu sur l’énergie, l’Ukraine est d’accord », a déclaré Volodymyr Zelensky à Axios.
Le dirigeant ukrainien a également demandé des précisions sur les engagements que Donald Trump affirme avoir obtenus auprès du président russe Vladimir Poutine.
« Si le président Trump l’a négocié avec Poutine, dites-nous quand ce cessez-le-feu entrera en vigueur : nous sommes prêts et nous l’accepterons », a-t-il ajouté.
Ces déclarations traduisent une position conditionnelle de Kiev. L’Ukraine accepte le principe d’une désescalade énergétique, mais souhaite que la Russie s’engage elle aussi à interrompre ses frappes contre les infrastructures ukrainiennes.
À ce stade, les informations communiquées par Donald Trump ne permettent pas de connaître précisément le périmètre de l’accord annoncé, ses modalités de surveillance ou les éventuelles conséquences d’une violation.
Les raffineries russes au cœur des tensions avec Washington
Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte de désaccords entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky sur la conduite de la guerre.
Samedi 10 octobre, le président américain avait publiquement critiqué les frappes ukrainiennes visant les raffineries de pétrole russes. Ces installations occupent une place stratégique dans l’économie énergétique de Moscou, et leur ciblage constitue l’un des volets de la stratégie militaire ukrainienne.
Kiev avait déjà fait savoir qu’il était prêt à mettre fin à ses attaques contre les raffineries russes, à condition que les forces de Moscou cessent de viser les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
L’annonce américaine du dimanche 11 octobre s’inscrit donc dans la continuité de cette proposition de réciprocité. Elle ne suffit toutefois pas, en elle-même, à établir qu’un engagement formel a été conclu entre les deux pays.
Donald Trump accentue la pression sur le président ukrainien
Au-delà de la question énergétique, les relations entre Washington et Kiev apparaissent particulièrement tendues.
Samedi, Donald Trump avait estimé que l’Ukraine devait « se doter d’un nouveau président », une déclaration directement dirigée contre Volodymyr Zelensky.
Le chef de l’État ukrainien avait répondu en rappelant que le choix de son président relevait exclusivement de la population ukrainienne. « C’est à notre peuple qu’il revient de choisir », avait-il affirmé.
Ces échanges interviennent alors que Donald Trump multiplie les déclarations sur les perspectives de règlement du conflit. Le président américain a notamment affirmé que Vladimir Poutine souhaiterait parvenir à une issue négociée à la guerre.
Dans ce climat diplomatique délicat, la question du cessez-le-feu énergétique apparaît comme un nouveau point de discussion entre les trois dirigeants, sans qu’un calendrier commun ait été publiquement établi.
Un rapprochement énergétique entre Washington et Moscou
L’annonce d’un cessez-le-feu sur les infrastructures énergétiques intervient également après une autre déclaration importante du président américain concernant les relations économiques avec la Russie.
Vendredi 9 octobre, Donald Trump avait annoncé un accord avec Moscou portant sur des achats massifs de diesel russe. Selon les informations rapportées par BFMTV, cet arrangement devait s’accompagner d’un assouplissement des sanctions américaines visant la Russie.
Cette annonce marque un développement supplémentaire dans les échanges entre Washington et Moscou autour du secteur énergétique, alors que les hydrocarbures demeurent un enjeu économique majeur du conflit.
Les déclarations successives de Donald Trump sur les achats de diesel, les sanctions et la suspension des frappes énergétiques placent ainsi les questions pétrolières au centre de l’actualité diplomatique entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine.
Reste désormais à savoir si Moscou et Kiev confirmeront conjointement les modalités du cessez-le-feu annoncé par Washington. Si Volodymyr Zelensky a clairement exprimé sa disponibilité à respecter une trêve réciproque, son entrée en vigueur effective demeure à établir au regard des informations rendues publiques.
Sources :
Axios, « Trump announces Russia-Ukraine energy ceasefire, Zelensky says he wasn’t informed », 11 octobre 2026.
BFMTV — « Cessez-le-feu sur l’énergie entre l’Ukraine et la Russie : après l’annonce de Donald Trump, Volodymyr Zelensky assure ne pas être au courant, mais l’accepte », publié le 11 octobre 2026.
BFMTV, « Donald Trump affirme qu’il est temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président ».