Brigitte Macron lors dun deplacement officiel

Brigitte Macron : audience décisive face à Candace Owens

Emmanuel et Brigitte Macron affrontent une audience présentée comme décisive dans leur procès en diffamation contre l’influenceuse américaine Candace Owens. Déposée en juillet 2025 devant la Cour supérieure du Delaware, la plainte vise une série d’accusations relayées par Candace Owens sur les réseaux sociaux. La justice américaine doit désormais trancher une question préalable : celle de sa propre compétence.

Le couple présidentiel reproche à Candace Owens d’avoir mené ce que la plainte qualifie de campagne d’humiliation visant Brigitte Macron, 72 ans. L’influenceuse affirme que la Première dame “serait née homme” et vivrait “sous une fausse identité”, allant jusqu’à la désigner par le nom de son frère, Jean-Michel Trogneux. D’autres accusations de fraude n’ont, selon la plainte, jamais été étayées. Le gouvernement français avait démenti ces allégations dès leur apparition. La plainte, déposée devant la Cour supérieure du Delaware, comporte vingt-deux chefs distincts et réclame des dommages et intérêts dont le montant n’est pas précisé.

La bataille se joue sur la compétence du tribunal

Avant même d’aborder le fond, l’affaire s’est enlisée sur une question de procédure. Le 9 janvier 2026, Candace Owens a déposé une réplique de quarante-deux pages contestant la compétence de la juridiction du Delaware, faisant valoir qu’elle réside dans le Tennessee et que ses podcasts et publications y ont été produits. Ses soutiens évoquent également un défaut de signification en bonne et due forme, assurant qu’elle aurait tenté sans succès de joindre les Macron pour recueillir leur version.

Ce qui se joue devant la juge Sheldon K. Rennie

C’est la magistrate Sheldon K. Rennie qui doit se prononcer sur cette demande de rejet. Plusieurs juristes cités par la presse américaine évaluent à 80 % les chances qu’elle tranche en faveur de Candace Owens, au nom du premier amendement et de la liberté d’expression. D’autres soulignent qu’au regard du droit français, les faits reprochés seraient de toute façon prescrits depuis avril 2025. Un rejet pour défaut de compétence n’empêcherait pas les Macron de porter l’affaire devant une autre juridiction, mais retarderait d’autant la possibilité d’obtenir une décision sur le fond.


Source : L’Obs – https://www.nouvelobs.com/justice/20260726.OBS116984/fake-news-sur-brigitte-macron-la-premiere-dame-face-une-audience-decisive-contre-l-influenceuse-candace-owens.html