Le lycéen mineur, soupçonné d’avoir participé à l’agression d’un policier vendredi à Belfort, a déposé à son tour une plainte contre X pour tentative de meurtre. L’adolescent est celui que le fonctionnaire tentait d’interpeller avant d’être violemment pris à partie, en marge de la mobilisation lycéenne. Deux personnes sont actuellement en garde à vue dans l’enquête visant l’agression de l’agent.
L’affaire de l’agression d’un policier en marge de la mobilisation lycéenne à Belfort connaît un nouveau développement judiciaire. Le lycéen mineur, soupçonné d’avoir participé au passage à tabac du fonctionnaire vendredi, a déposé une plainte contre X pour tentative de meurtre, a indiqué son avocat à l’Agence France-Presse.
L’adolescent est précisément le jeune que le policier avait tenté d’interpeller quelques instants avant d’être agressé. Les circonstances entourant cette intervention et les faits invoqués par le lycéen à l’appui de sa plainte ne sont pas détaillés dans les éléments communiqués à ce stade.
Le mineur se trouve parallèlement impliqué dans l’enquête portant sur les violences subies par le policier. Il fait partie des deux personnes placées en garde à vue dans le cadre des investigations ouvertes pour tentative de meurtre sur l’agent.
Un policier frappé alors qu’il se trouvait au sol
Les faits se sont produits vendredi 2 octobre, en marge du mouvement de blocage et de mobilisation de lycéens à Belfort. Le fonctionnaire, chef du renseignement départemental, avait tenté d’interpeller un jeune protestataire avant d’être pris à partie.
Selon les éléments rapportés par Le Parisien et l’AFP, le policier a été jeté au sol puis frappé à plusieurs reprises à coups de pied et de poing alors qu’il se trouvait à terre. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte après cette violente séquence.
Les investigations ont depuis conduit au placement en garde à vue de deux personnes, dont le lycéen qui affirme désormais avoir lui-même été victime d’une tentative de meurtre. Deux procédures se dessinent ainsi autour d’une même séquence de violences, sans que le dépôt d’une plainte ne préjuge de la qualification qui sera finalement retenue ni des responsabilités qui pourront être établies par l’enquête.
Le procureur dit ne pas avoir encore connaissance de la plainte
Interrogé dimanche 4 octobre lors d’une conférence de presse au sujet de la démarche engagée par l’adolescent, le procureur de la République de Belfort, Paul-Édouard Lallois, a déclaré ne pas avoir connaissance, à ce stade, de l’existence de cette plainte.
Cette déclaration intervient alors que l’enquête sur l’agression du policier se poursuit. Les investigations doivent notamment permettre d’établir précisément le déroulement des événements, d’identifier les personnes ayant porté les coups et de déterminer le rôle éventuel des différents protagonistes.
L’affaire prend ainsi une dimension judiciaire plus complexe : l’un des adolescents soupçonnés dans l’agression du fonctionnaire invoque désormais lui-même des faits susceptibles de relever d’une qualification criminelle. Il appartiendra aux autorités judiciaires d’examiner cette plainte et les éléments sur lesquels elle repose.
Sources :
Le Parisien — article source, avec AFP.