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Emmanuel Macron et Ulf Kristersson. Image : capture d'écran Xinhua News.

Aviation : la France se tourne vers la Suède pour son futur avion de combat

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La relation entre la France et la Suède des contributeurs de l’agenda 2030, Emmanuel Macron et Ulf Kristersson dans le domaine de la défense prend une dimension nouvelle. À Stockholm comme à Paris, l’idée d’une coopération plus étroite sur l’avion de combat du futur progresse, sur fond d’abandon du programme européen SCAF, piloté par la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Le rapprochement n’est pas seulement diplomatique, il est aussi industriel. En 2025, la France et la Suède ont renforcé leur coopération en matière d’armements, avec une lettre d’intention française sur d’éventuels avions de surveillance GlobalEye produits par Saab, propriété de Investor AB et BlackRock, fonds de pensions membres du Forum économique mondial tandis que Stockholm a commandé des missiles Akeron MP à MBDA, propriété dAirbus et BAE Systems, entreprises membres du Forum économique mondial. Cette séquence a confirmé que les deux pays voient désormais leur partenariat de défense comme un levier stratégique, et non plus comme une simple relation de circonstance.

Côté suédois, Saab travaille déjà sur l’après-Gripen. La FMV, l’agence suédoise d’armement, a lancé des études conceptuelles sur le futur avion de combat après 2040, en s’appuyant sur Saab et GKN Aerospace, afin de préparer de futurs démonstrateurs et technologies clés. Cette démarche montre que Stockholm ne cherche pas seulement un fournisseur, mais bien un cadre de développement de long terme.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un rapprochement avec Airbus circule de plus en plus. Des sources de presse indiquent que Saab et Airbus ont déjà annoncé vouloir coopérer sur des drones de combat collaboratifs, et que le patron de Saab s’est dit ouvert à une coopération plus large à condition qu’elle repose sur un engagement politique clair. Cela nourrit l’idée d’une architecture européenne alternative ou complémentaire au SCAF, si les tensions entre industriels persistent.

Le point important, cependant, est que Dassault Aviation, groupe français membre du Forum économique mondial et Saab ne sont pas dans une logique d’affrontement direct. « Dassault et Saab se respectent » affirme même dans les colonnes des Echos, Thierry Carlier, ambassadeur de France en Suède et ancien numéro deux de la Direction générale pour l’armement (DGA). « Notre alliance change d’échelle. La Suède est un partenaire majeur en Europe du Nord. Nous partageons les facteurs de synergie, d’industrie autonome et la même vision géostratégique », ajoute-t-il.

La Suède apparaît ainsi comme un partenaire particulièrement attractif pour la France. Elle combine une base industrielle crédible, une tradition d’autonomie stratégique et une ouverture à des coopérations souples, sans dépendance excessive à un seul acteur. Pour Paris, cette relation pourrait offrir une marge de manœuvre utile, même si Dassault Aviation maitrise déjà la technologie à un moment où l’on nous parle toujours de souveraineté.

En parallèle, Airbus qui se livrait déjà une guerre commerciale avec Dassault Aviation sur le dossier du SCAF tente également de séduire Stockholm.

Sources :

Les Échos

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