Attentat dans les Yvelines : « Mein Kampf », une Bible et un Coran retrouvés au domicile de Kevin T., suspecté d’une attaque raciste

Au lendemain de l’attaque terroriste présumée qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, de nouveaux éléments émergent sur le profil du principal suspect. Selon Le Parisien, plusieurs ouvrages, dont « Mein Kampf » d’Adolf Hitler, une Bible et un Coran, ont été retrouvés au domicile de Kevin T., 39 ans. Ses voisins décrivent un homme solitaire, renfermé et particulièrement discret.

L’enquête sur l’attaque armée survenue vendredi 23 octobre 2026 dans les Yvelines se poursuit, tandis que les premiers témoignages permettent de mieux cerner le quotidien du principal suspect. Kevin T., 39 ans, est soupçonné d’avoir perpétré une attaque à caractère raciste entre Trappes et La Verrière, faisant un mort et cinq blessés.

Selon les informations du Parisien, plusieurs livres ont été découverts au domicile du suspect. Parmi eux figure un exemplaire de « Mein Kampf », manifeste antisémite et raciste rédigé par Adolf Hitler, mais également une Bible et un Coran.

La présence de ces ouvrages aux références idéologiques et religieuses très différentes pourrait intéresser les enquêteurs, sans permettre, à elle seule, de tirer des conclusions sur les convictions personnelles de Kevin T. ou sur les motivations exactes de son passage à l’acte présumé.

Un homme solitaire et renfermé selon ses voisins

C’est à Plaisir, dans les Yvelines, que résidait Kevin T. avant les événements du 23 octobre. L’homme occupait un petit appartement au sein de la résidence Brigitte, un immeuble dont les habitants ont brutalement découvert qu’ils partageaient leur quotidien avec le principal suspect d’une attaque meurtrière.

Dans un reportage publié le 24 octobre, Le Parisien rapporte les témoignages de plusieurs voisins, qui décrivent un homme particulièrement discret, solitaire et renfermé.

L’un des témoignages recueillis par le quotidien résume le malaise que pouvait susciter le comportement du suspect : « Il me faisait un peu peur ».

Pour les résidents, la révélation de son implication présumée dans l’attaque a provoqué une profonde sidération. Une jeune femme habitant à proximité de son appartement confie au Parisien : « Se dire qu’il vivait à deux portes de chez soi, c’est irréel, insensé ».

La veille, des dizaines de locataires de la résidence avaient vu leur quotidien bouleversé par les investigations menées dans l’immeuble. Certains ont dû passer près de vingt-quatre heures loin de leur logement.

« Mein Kampf » parmi les livres retrouvés à son domicile

La découverte d’un exemplaire de « Mein Kampf » constitue l’un des éléments rapportés concernant l’environnement personnel du suspect.

Publié en deux volumes, en 1925 et 1926, cet ouvrage expose les fondements de l’idéologie nazie, notamment son antisémitisme, son racisme et sa conception ultranationaliste de la société.

La présence de ce livre au domicile d’un homme soupçonné d’avoir commis une attaque raciste peut soulever des interrogations sur ses éventuelles références idéologiques. Elle ne suffit toutefois pas à établir une adhésion aux thèses nazies ni un lien direct avec les faits.

Les enquêteurs pourraient également s’intéresser aux autres ouvrages retrouvés, notamment une Bible et un Coran. Ces découvertes ne permettent cependant pas de déterminer les croyances religieuses du suspect, ni de conclure à une quelconque motivation confessionnelle.

À ce stade, les informations rapportées ne précisent pas dans quelles circonstances Kevin T. s’est procuré ces livres, s’il les avait lus ou quelle importance il leur accordait.

Une attaque meurtrière entre Trappes et La Verrière

Vendredi 23 octobre, plusieurs personnes ont été prises pour cible lors d’une attaque à l’arme à feu survenue entre les communes de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines.

Selon les informations publiées par Le Parisien, le bilan fait état d’une personne tuée et de cinq autres blessées.

Kevin T., âgé de 39 ans, est présenté comme le principal suspect de cette attaque décrite comme raciste et terroriste par le quotidien.

Les investigations doivent désormais permettre de préciser les circonstances du drame, le déroulement des faits et les motivations éventuelles du suspect.

L’utilisation d’un pistolet-mitrailleur utilisé durant la Seconde guerre mondiale par la Résistance

Le pistolet-mitrailleur Sten, qui aurait été utilisé lors de l’attaque terroriste du 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, est une arme britannique conçue en 1941, en pleine Seconde Guerre mondiale. Fabriquée à plusieurs millions d’exemplaires, cette arme automatique de calibre 9 mm était réputée pour sa simplicité de fabrication et son faible coût de production.

Capable de tirer environ 500 coups par minute, elle était notamment utilisée par l’armée britannique et les réseaux de la Résistance française, auxquels elle était parachutée pour combattre l’occupation allemande.

Bien que sa production ait cessé depuis plusieurs décennies, certains exemplaires sont toujours en circulation. En France, les versions capables de tirer en rafale sont classées parmi les armes de catégorie A2, dont la détention est en principe interdite aux particuliers. L’utilisation présumée d’une telle arme dans l’attaque des Yvelines soulève ainsi la question de sa provenance et des circonstances dans lesquelles le suspect aurait pu se la procurer.

Dans ce contexte, les éléments retrouvés au domicile de Kevin T., tout comme les témoignages recueillis auprès de son entourage, sont susceptibles d’alimenter les recherches sur son parcours personnel.

Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir un lien formel entre les ouvrages découverts, son comportement décrit par les voisins et l’attaque qui lui est reprochée.

Sources :

Le Parisien, Thomas Diquattro, 24 octobre 2026, « Il me faisait un peu peur » : sur les traces de Kevin T., auteur présumé de l’attaque terroriste dans les Yvelines.

Le Parisien, 23 octobre 2026, Attaque terroriste raciste dans les Yvelines : le récit d’une journée d’horreur.

Le Parisien, 23 octobre 2026, « Ça aurait pu être nous » : l’émotion des voisins de Kevin T..