Annick Petrus : la sénatrice LR de Saint-Martin séquestrée chez elle

Annick Petrus, sénatrice Les Républicains de Saint-Martin, a été séquestrée, ligotée et menacée avec une arme à feu lors d’un vol commis à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi. La sénatrice de 65 ans, saine et sauve, affirme que cette agression ne remettra pas en cause son engagement.

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet, plusieurs individus cagoulés se sont introduits au domicile d’Annick Petrus, sénatrice de Saint-Martin, selon les informations communiquées par le parquet de Basse-Terre, en Guadeloupe. Sur son compte Facebook, l’élue a raconté avoir été séquestrée, ligotée et bâillonnée sous la menace d’une arme à feu par des individus armés entrés chez elle. Les malfaiteurs auraient agi afin de lui dérober divers biens ainsi que deux véhicules, également sous la menace d’une arme.

Une enquête confiée à la gendarmerie

Le parquet de Basse-Terre précise que la sénatrice a été ligotée durant ce vol avec arme mais qu’elle n’a pas été physiquement blessée. Elle a pu contacter la gendarmerie une fois ses agresseurs partis. Une enquête a été ouverte pour vol avec arme et séquestration, et son traitement a été confié à la section de recherches de la gendarmerie de Saint-Martin. Un dispositif renforcé de sécurisation du domicile de l’élue sera par ailleurs mis en place dans les jours à venir, a précisé la préfecture à l’Agence France-Presse.

Une élue déterminée à poursuivre son engagement

Ancienne vice-présidente de la Collectivité de Saint-Martin, Annick Petrus a tenu à rassurer ses proches et ses administrés sur ses réseaux sociaux, indiquant être saine et sauve après cette épreuve. Elle a précisé que son état de santé restait heureusement rassurant, tout en reconnaissant que cet événement pouvait profondément marquer une personne. La sénatrice a affirmé que cette agression ne remettrait pas en cause son engagement au service de Saint-Martin et de ses habitants.

Une île confrontée à une insécurité persistante

Cet épisode relance les inquiétudes sur le niveau de criminalité à Saint-Martin, île des Antilles partagée entre une partie française au nord et une partie néerlandaise au sud. Les autorités s’alarment régulièrement de la prolifération des armes à feu sur ce territoire, où plusieurs faits de violence armée ont déjà été recensés ces dernières années. Cette affaire, qui vise directement une élue de la République, illustre la vulnérabilité de la population face à une délinquance parfois très organisée sur ce territoire ultramarin.

Un climat de tension autour des élus locaux

Cette agression s’inscrit dans un contexte plus large de menaces pesant sur des élus locaux en France. Un autre cas a récemment marqué l’actualité à Saint-Denis, où une élue a choisi de démissionner après avoir évoqué des liens entre le nouveau maire de la commune et le commanditaire présumé d’une agression dont elle avait été victime. Ces épisodes, bien que distincts, alimentent une inquiétude croissante quant à la sécurité des responsables politiques dans l’exercice de leurs fonctions, y compris dans les territoires ultramarins les plus exposés à la délinquance armée.

L’agression dont a été victime Annick Petrus intervient dans un climat déjà tendu sur l’île, où la question de la sécurité publique demeure un sujet sensible pour les autorités locales comme nationales. Les prochains jours devraient permettre à l’enquête de progresser, alors que le renforcement de la sécurité autour du domicile de la sénatrice doit être mis en œuvre rapidement. Les habitants de Saint-Martin, régulièrement confrontés à ce type de faits divers violents, espèrent que cette affaire très médiatisée incitera les autorités à intensifier leurs efforts contre la circulation des armes à feu sur l’île.


Source : TF1 Info — https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/saint-martin-la-senatrice-annick-petrus-sequestree-ligotee-et-menacee-avec-une-arme-a-feu-a-son-domicile-2452154.html