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Israël / Hamas : les accords d'Abraham à l’épreuve de la guerre. Photo : i24NEWS - Youtube.

Accords d’Abraham : Donald Trump relance la pression sur l’Arabie saoudite et le Qatar dans son plan de paix avec l’Iran

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Dans le cadre de discussions autour d’un possible accord avec l’Iran, Donald Trump conditionne une partie de la stabilité régionale à une extension des accords d’Abraham. Une initiative qui vise notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, et qui ravive les tensions diplomatiques au Moyen-Orient sur fond de guerre à Gaza et de rivalité avec l’Iran.

Le débat autour des accords d’Abraham revient au centre de la diplomatie internationale. Dans un message publié le 25 mai sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé avoir échangé avec plusieurs dirigeants dans le cadre de discussions visant à mettre fin aux tensions avec l’Iran. Il estime que les pays concernés devraient « au minimum, signer simultanément les accords d’Abraham », condition qu’il veut intégrer à une future architecture de paix.

Ces accords ont été signés en septembre 2020 sous son premier mandat. Ils ont permis une normalisation historique des relations entre Israël et plusieurs États arabes : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Cette initiative avait alors été présentée comme une rupture diplomatique majeure au Moyen-Orient, portée par une logique de coopération économique et sécuritaire.

Une relance d’un cadre diplomatique né en 2020

Les accords d’Abraham reposent sur un engagement commun à développer les relations diplomatiques et économiques entre Israël et les pays signataires, mais aussi à promouvoir le dialogue interreligieux. Le texte insiste sur la nécessité de coopération, affirmant que « la meilleure façon de relever les défis réside dans la coopération et le dialogue » et que ces relations doivent favoriser une « paix durable dans la région et dans le monde ».

Parmi les figures politiques associées à la mise en œuvre de ces accords en 2020 figurent Donald Trump, alors président des États-Unis, mais aussi des dirigeants comme Benjamin Netanyahou côté israélien, et les autorités des Émirats arabes unis avec Mohammed ben Zayed, ainsi que celles de Bahreïn.

L’Arabie saoudite et le Qatar au cœur des tensions actuelles

Aujourd’hui, Donald Trump cherche à étendre ce cadre à d’autres puissances régionales. L’Arabie saoudite, dirigée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, reste l’acteur clé. Riyad n’a jamais rejoint les accords et continue de conditionner toute normalisation avec Israël à la création d’un État palestinien, une position renforcée après la guerre déclenchée le 7 octobre 2023.

Le Qatar, dirigé par l’émir Tamim ben Hamad Al Thani, occupe une position diplomatique singulière. Doha joue un rôle central de médiateur entre Israël et le Hamas, tout en accueillant depuis des années des responsables du mouvement islamiste palestinien. Cette position lui a valu des tensions accrues avec Israël, notamment après des frappes israéliennes en 2025 visant des responsables du Hamas sur son territoire.

Une architecture régionale encore incomplète

Les accords d’Abraham ont déjà permis à plusieurs pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Cette dynamique avait ouvert la voie à une nouvelle configuration diplomatique au Moyen-Orient, centrée sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire et les investissements.

Mais malgré cette avancée, plusieurs puissances majeures de la région restent en dehors du processus. L’Arabie saoudite, l’Algérie ou encore l’Iran continuent de refuser toute normalisation avec Israël dans les conditions actuelles, ce qui limite fortement la portée régionale de l’accord.

Une relance diplomatique dans un contexte explosif

La relance de Donald Trump intervient alors que les tensions régionales restent élevées, notamment autour de l’Iran et de la guerre à Gaza. Les négociations en cours sur un éventuel accord avec Téhéran cherchent à stabiliser une région où s’entrecroisent rivalités géopolitiques, enjeux énergétiques et fractures religieuses.

Dans ce contexte, la proposition américaine apparaît à la fois comme une tentative de réactiver un cadre diplomatique déjà existant et comme un pari politique risqué, tant les positions de pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar restent conditionnées à la question palestinienne.

Sources :
Le Figaro
– Ce que contiennent les accords d’Abraham et la pression de Donald Trump

France 24 – Trump veut élargir les accords d’Abraham dans son plan pour l’Iran

Franceinfo – Que sont les accords d’Abraham ?

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