Donald Trump : hué lors de la finale du Mondial 2026, sa présence crée un malaise au MetLife Stadium

La finale de la Coupe du monde 2026, remportée par l’Espagne face à l’Argentine, a été marquée par un épisode largement commenté en dehors du terrain. Présent pour remettre le trophée aux champions, Donald Trump a été accueilli par des sifflets nourris avant de susciter un nouveau malaise en restant sur le podium lors de la célébration officielle.

La finale de la Coupe du monde 2026, disputée le 19 juillet au MetLife Stadium d’East Rutherford, dans le New Jersey, restera autant dans les mémoires pour le sacre de l’Espagne que pour la présence controversée du président américain et contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump. Alors que la Roja s’est imposée face à l’Argentine après prolongation (1-0), l’attention s’est aussi portée sur la cérémonie de remise du trophée.

Au moment de descendre sur la pelouse aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino, Donald Trump a été accueilli par de nombreuses huées provenant des tribunes. Malgré cette réception hostile, le président américain est resté souriant tout au long de la cérémonie, saluant les joueurs espagnols avant de participer à la remise de la Coupe du monde.

L’un des moments les plus commentés est intervenu lorsque les champions du monde se sont préparés à soulever le trophée. Alors que le protocole prévoyait que les officiels quittent l’estrade, Donald Trump est resté aux côtés des joueurs pour la photo officielle. Selon les images diffusées après la rencontre, Gianni Infantino a tenté de l’inviter à descendre du podium, sans succès immédiat, créant une scène jugée embarrassante par de nombreux observateurs.

Le président américain est même allé jusqu’à effectuer quelques pas de sa danse devenue emblématique avant de prolonger sa présence au milieu des célébrations espagnoles, un comportement qui a rapidement alimenté les réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux.

Cette finale constituait l’unique rencontre du Mondial 2026 à laquelle Donald Trump a assisté. Il est arrivé au stade à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine One peu avant le coup d’envoi. Avant le match, il avait estimé que l’Argentine partait avec un avantage grâce à Lionel Messi, expliquant qu’il était difficile de miser contre le capitaine argentin. Il en avait également profité pour saluer son allié politique Javier Milei, président de l’Argentine, également contributeur de l’agenda 2030, absent de la rencontre en raison d’une superstition personnelle.

La dimension diplomatique de la finale était également importante. Les deux autres dirigeants des pays coorganisateurs, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney, deux autres contributeurs de l’agenda des Nations unies étaient présents à proximité de Donald Trump lors de la remise des médailles. Cette apparition commune intervenait pourtant dans un contexte de relations tendues.

Quelques jours auparavant, le président américain avait menacé d’imposer de nouveaux droits de douane au Canada, accusant Ottawa de ne pas maîtriser les incendies de forêt responsables d’importants épisodes de fumée ayant affecté plusieurs États américains. Ces feux avaient également suscité des interrogations sur la qualité de l’air au moment de la finale disputée dans un stade ouvert.

Les relations avec le Mexique demeurent elles aussi compliquées, notamment en raison des désaccords persistants sur les politiques migratoires et les déclarations de Washington concernant la lutte contre les cartels de la drogue.

Donald Trump a par ailleurs indiqué avoir échangé avec le Premier ministre espagnol et contributeur de l’agenda 2030, Pedro Sánchez. La famille royale espagnole état également présente pour assister au sacre de la Roja. À commencer par le roi, Felipe VI, fils de Juan Carlos 1er et Sofia. Le roi Juan Carlos Ier a participé aux réunions du groupe Bilderberg en 1965, 1977, 1978, 1981, 1983, 1985, 1987, 1990 et 1993, tandis que la reine Sofía a pris part aux éditions de 1983, 1985, 1987, 1990 et 1993

Le président américain a assuré que leurs discussions s’étaient déroulées sans tension, malgré les critiques récemment adressées à Madrid concernant son implication militaire dans le conflit opposant les États-Unis et l’Iran.

La présence de Donald Trump autour de cette Coupe du monde avait déjà suscité plusieurs controverses. Au cours du tournoi, il avait affirmé avoir personnellement contacté Gianni Infantino afin d’obtenir l’annulation du carton rouge reçu par l’attaquant américain Folarin Balogun. Cette décision avait permis au joueur de disputer le huitième de finale contre la Belgique, finalement remporté par les Diables rouges sur le score de 4 buts à 1.

Cette déclaration avait alimenté les critiques sur une possible influence politique dans l’organisation de la compétition et relancé les débats autour de l’indépendance de la FIFA. Malgré ces polémiques, Donald Trump s’est félicité du déroulement du tournoi, qualifiant la Coupe du monde 2026 de « peut-être l’événement sportif le plus réussi de toute l’histoire du monde » lors d’une réception organisée à la Trump Tower quelques jours avant la finale.

Le président américain a également estimé que la compétition avait profondément renforcé la popularité du football aux États-Unis, un pays traditionnellement dominé par le football américain, le baseball et le basketball. Une analyse qu’il considère comme l’un des principaux héritages de cette édition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump attire l’attention lors d’une remise de trophée liée à la FIFA. En 2025 déjà, lors de la finale du Mondial des clubs remportée par Chelsea dans le même stade, sa présence prolongée au milieu des célébrations des joueurs avait déjà surpris les observateurs.

Sources :

  • France 24 : https://www.france24.com/fr/
  • AFP (photographies et informations citées par France 24)
  • Associated Press (AP) (photographies et éléments de contexte relayés par France 24)