Chine VS USA : Asselineau estime que Pékin domine déjà les États-Unis dans les technologies du futur

À la suite des déclarations du directeur de la CIA, John Ratcliffe, sur la nécessité d’empêcher la Chine de prendre un avantage technologique, François Asselineau estime que cette avance est déjà une réalité. Le président de l’UPR s’appuie notamment sur une étude de l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI) pour défendre sa lecture de l’équilibre technologique mondial et appeler à une réorientation de la politique étrangère française.

Les propos du directeur de la CIA, John Ratcliffe, continuent d’alimenter le débat sur la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine. Après avoir déclaré, le 16 juillet 2026, que Washington « ne peut pas permettre » à Pékin d’obtenir un avantage technologique, le président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a vivement réagi sur les réseaux sociaux.

Dans un post Facebook publié le 19 juillet, l’ancien haut fonctionnaire estime que le responsable américain est « en plein déni de réalité ». Selon lui, la Chine disposerait déjà d’une avance technologique majeure sur les États-Unis dans la plupart des secteurs considérés comme stratégiques pour les prochaines décennies.

Une étude de l’ASPI mise en avant

Pour étayer son analyse, François Asselineau s’appuie sur une étude publiée début 2026 par l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI), un centre de recherche australien membre du Forum économique mondial spécialisé dans les questions de défense et de stratégie. Cette analyse classe les pays leaders dans 44 technologies jugées déterminantes pour l’avenir industriel, militaire et économique.

Selon les chiffres repris dans son message, la Chine serait en tête dans 37 des 44 technologies étudiées, contre 7 pour les États-Unis, tandis qu’aucun pays de l’Union européenne n’occuperait la première place.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle souligne que cette domination concernerait notamment les matériaux avancés, la fabrication de précision, l’intelligence artificielle, les télécommunications 5G et 6G, les batteries, l’énergie nucléaire, les communications quantiques, la robotique, les drones ou encore les moteurs aéronautiques.

Les États-Unis conserveraient néanmoins une avance dans plusieurs domaines clés, notamment le calcul haute performance, la conception de circuits intégrés, le traitement automatique du langage, les petits satellites, les systèmes de lancement spatial ainsi que les vaccins et contre-mesures médicales.

Le poids des formations scientifiques

François Asselineau met également en avant les capacités de formation de la Chine dans les disciplines scientifiques. Il rappelle qu’en 2020, le pays formait environ 3,57 millions de diplômés STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) chaque année, contre environ 820 000 aux États-Unis, 2,55 millions en Inde et 220 000 en France, selon des données qu’il cite.

À ses yeux, cet écart constitue un facteur structurel susceptible de renforcer encore la position chinoise dans les technologies de pointe au cours des prochaines années.

Une critique de la stratégie américaine

Dans son analyse, François Asselineau considère que les déclarations de John Ratcliffe traduisent une volonté des États-Unis de conserver leur leadership technologique par tous les moyens. Il s’interroge sur la portée de la formule employée par le directeur de la CIA lorsqu’il affirme que les États-Unis « ne peuvent pas permettre » à la Chine de prendre l’avantage.

Le président de l’UPR estime que cette rhétorique pourrait annoncer un durcissement de la confrontation entre les deux premières puissances mondiales dans les domaines de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs, des télécommunications et des technologies quantiques.

Un plaidoyer pour une nouvelle orientation géopolitique

Au-delà de son analyse technologique, François Asselineau réaffirme les orientations de son programme présidentiel pour 2027. Il appelle la France à rompre, selon ses termes, avec sa dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis, à quitter l’Union européenne et l’OTAN, et à développer des relations renforcées avec plusieurs puissances émergentes, notamment la Chine, l’Inde, la Russie ainsi que l’ensemble des pays membres des BRICS.

Ces propositions s’inscrivent dans la ligne politique défendue de longue date par le président de l’UPR, qui plaide pour une politique étrangère fondée sur le non-alignement et le rétablissement d’une souveraineté nationale complète.

Une étude à replacer dans son contexte

L’étude de l’ASPI est régulièrement citée dans les débats sur la compétition technologique mondiale. Elle évalue le leadership scientifique à partir de plusieurs indicateurs, notamment la production de publications de recherche à fort impact et l’activité des laboratoires spécialisés. D’autres organismes utilisent toutefois des méthodologies différentes, prenant également en compte les capacités industrielles, les brevets, les investissements privés ou la commercialisation des innovations. Les classements peuvent ainsi varier selon les critères retenus.

Sources :

Publication de François Asselineau (réseau social X/Facebook).

Australian Strategic Policy Institute (ASPI), étude sur les technologies critiques (2026).

Article CI Process cité dans la publication.

Données STEM citées par François Asselineau (Wikipédia, compilations statistiques internationales).