Nouveau tournant majeur dans l’affaire Jubillar. Après avoir reconnu devant la justice être à l’origine de la mort de son épouse Delphine Aussaguel, Cédric Jubillar a conduit les enquêteurs vers un lieu du Tarn où des ossements susceptibles d’être humains ont été découverts. Des analyses doivent désormais permettre d’établir leur identité.
L’enquête sur la disparition de Delphine Aussaguel, qui mobilise la justice depuis décembre 2020, connaît une avancée décisive. Le procureur général près la cour d’appel de Toulouse a annoncé, jeudi 16 juillet, que des ossements pouvant être d’origine humaine avaient été retrouvés sur un site désigné par Cédric Jubillar lors de son audition devant la justice.
Selon le parquet général, le peintre-plaquiste de 38 ans a reconnu mercredi être responsable de la mort de son épouse. Au cours de cette audition, il a également indiqué aux enquêteurs l’endroit où il affirmait avoir abandonné le corps. Les recherches ont immédiatement été engagées sous l’autorité d’un juge d’instruction.
Les fouilles, menées à proximité de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, ont permis la découverte d’ossements dès la matinée. « Des ossements qui pourraient être des ossements humains » ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar, a précisé le procureur général Nicolas Jacquet. La gendarmerie a confirmé que les investigations se poursuivaient afin de sécuriser le site et de procéder aux constatations nécessaires.
Présent sur place aux côtés de ses avocats, Pierre et Guy Debuisson, Cédric Jubillar a accompagné les opérations de recherche. Les investigations sont conduites par la section de recherches de Toulouse avec l’appui de techniciens en identification criminelle.
Ces développements interviennent quelques jours après un spectaculaire changement de stratégie de défense. Début juillet, Cédric Jubillar avait transmis une lettre manuscrite à son avocat dans laquelle il reconnaissait pour la première fois être à l’origine de la mort de son ex-épouse. Pendant plus de cinq ans, il avait constamment contesté toute implication dans sa disparition.
Cette affaire, qui avait profondément marqué l’opinion publique, avait déjà conduit à une condamnation en première instance. Le 17 octobre 2025, la cour d’assises du Tarn avait reconnu Cédric Jubillar coupable du meurtre de Delphine Aussaguel et l’avait condamné à trente ans de réclusion criminelle, malgré l’absence de corps. Les magistrats avaient fondé leur conviction sur un ensemble d’indices convergents, parmi lesquels plusieurs témoignages, l’analyse de sa personnalité et le contexte de la séparation du couple.
Détenu depuis juin 2021 à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, Cédric Jubillar doit toujours comparaître devant la cour d’assises d’appel de Haute-Garonne à partir du 21 septembre. Les aveux recueillis par la justice ainsi que les nouvelles découvertes pourraient désormais peser sur la suite de la procédure. Les expertises médico-légales qui seront réalisées sur les ossements retrouvés seront déterminantes pour confirmer ou non qu’il s’agit des restes de Delphine Aussaguel.
Sources :
- Le Monde : https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/16/cedric-jubillar-a-ete-entendu-mercredi-et-les-fouilles-ont-debute-dans-le-tarn-a-annonce-le-procureur-general_6723780_3224.html
- Informations confirmées par l’AFP le 16 juillet 2026.