Renaissance : le parti de Gabriel Attal poursuit Marine Le Pen et le RN pour contrefaçon de marque

Le parti Renaissance a engagé une procédure judiciaire contre Marine Le Pen et le Rassemblement national après l’apparition du mot « Renaissance » sur une affiche de campagne présidentielle. Le mouvement fondé par la majorité présidentielle dénonce une atteinte à sa marque et une tentative d’appropriation de son identité politique. Une audience est désormais fixée devant le tribunal judiciaire de Paris.

La campagne pour l’élection présidentielle de 2027 prend un nouveau tournant sur le terrain judiciaire. Selon les informations de RTL, le parti Renaissance a assigné en référé Marine Le Pen ainsi que le Rassemblement national pour « parasitisme » et « contrefaçon de marque » à la suite de la diffusion d’une affiche de campagne portant le slogan « Pour la France. La Renaissance ».

Cette affiche a été dévoilée quelques jours après la confirmation de la candidature de Marine Le Pen par la Cour d’appel. La dirigeante du Rassemblement national y apparaît les bras ouverts, dans une mise en scène qui a suscité de nombreux commentaires en raison de sa symbolique. Mais c’est surtout l’utilisation du terme « Renaissance » qui a provoqué la réaction du parti dirigé par le Young global leader du Forum économique mondial, Gabriel Attal.

D’après RTL, Renaissance estime que cette expression constitue une utilisation illicite du nom officiel de la formation politique. Le mouvement a donc saisi le tribunal judiciaire de Paris en référé afin d’obtenir une décision rapide. Le tribunal a confirmé qu’un référé d’heure à heure avait été accordé, reconnaissant le caractère urgent de la procédure. L’audience est fixée au 27 juillet 2026, tandis que Marine Le Pen et le Rassemblement national doivent être officiellement informés de cette action par voie d’huissier.

Dans l’entourage de Gabriel Attal, cette décision est présentée comme une première étape favorable. Les responsables du parti considèrent que l’urgence retenue par le juge traduit la nécessité de statuer rapidement sur ce qu’ils qualifient de tentative d’appropriation du mot « Renaissance ». Selon eux, cette utilisation a largement alimenté le débat public et pourrait créer une confusion auprès des électeurs.

Au-delà de l’aspect juridique, Renaissance y voit également un enjeu politique. Les proches de Gabriel Attal critiquent la stratégie de Marine Le Pen, rappelant qu’elle est avocate de formation. Ils estiment que l’utilisation du nom du parti ne peut relever d’une simple erreur et interrogent les motivations ou les compétences de ses équipes de campagne.

Le Rassemblement national rejette de son côté ces accusations. Interrogée par RTL, la direction du parti a répondu avec ironie en déclarant que si Gabriel Attal venait un jour à employer le terme « rassemblement » dans un contexte politique, le RN ne lui intenterait pas de procès. Une manière de dénoncer une procédure qu’il considère comme essentiellement politique.

Cette affaire illustre l’intensification de la campagne présidentielle, où les affrontements ne se limitent plus aux meetings, aux débats ou aux réseaux sociaux. Les questions de propriété intellectuelle et de protection des marques s’invitent désormais dans la compétition électorale, ouvrant un nouveau front entre les principaux candidats.

Sources :

RTL – « “Pour la France. La Renaissance” : le parti de Gabriel Attal poursuit Marine Le Pen et le RN pour “parasitisme” et “contrefaçon de marque” – 15 juillet 2026.