L’explosion qui s’est déroulée le 29 juin dernier continue de faire parler d’elle. La principale suspecte de la tentative d’assassinat visant Vadim Ermolaev, une Ukrainienne de 39 ans activement recherchée par Interpol, aurait été retrouvée morte près de Kiev. Le parquet de Monaco n’a toutefois confirmé aucune information à ce stade.
Le 29 juin 2026, un engin explosif a détoné dans la principauté de Monaco. Selon les premiers éléments de l’enquête, rapportés par Ouest-France, cette tentative d’assassinat visait l’oligarque russe Vadim Ermolaev, âgé de 58 ans, ainsi que des membres de sa famille. Trois personnes ont été blessées dans l’explosion. La piste d’un attentat terroriste a rapidement été écartée par les enquêteurs, qui ont privilégié dès les premiers jours l’hypothèse d’un règlement de comptes ciblé.
Une traque internationale lancée contre une suspecte ukrainienne
Quatre jours après les faits, la justice monégasque s’est lancée à la poursuite d’une Ukrainienne de 39 ans, Anastasiia Berezovska, née en 1987 et résidant en Allemagne. Recherchée activement depuis le 3 juillet, notamment via un avis Interpol, elle était poursuivie par la justice monégasque et allemande pour tentative d’assassinat, dépôt dans une intention criminelle sur la voie publique d’un engin explosif et association de malfaiteurs. La perquisition de son domicile allemand avait permis aux enquêteurs de retrouver des éléments de preuve laissant supposer qu’elle n’avait pas agi seule.
Deux interpellations sans suite judiciaire
Dans le cadre de cette enquête, deux personnes ont été interpellées les 1er et 2 juillet. Leurs gardes à vue ont depuis été levées, sans qu’aucune poursuite ne soit engagée à leur encontre. Une information judiciaire reste ouverte à Monaco et l’enquête se poursuit, selon les informations relayées par la presse française.
Le corps de la suspecte découvert près de Kiev
Le 7 juillet, les médias ukrainiens, dont Oukraïnska Pravda, ont annoncé que le corps de la principale suspecte avait été retrouvé inanimé près de Kiev. Une blessure par balle pourrait être à l’origine de sa mort, selon ces sources. Cette information n’a toutefois pas été confirmée par le parquet de Monaco à l’heure actuelle, qui reste prudent face aux informations circulant dans la presse locale ukrainienne. Les circonstances exactes du décès restent donc à établir formellement par les autorités compétentes.
L’enquête monégasque devra désormais composer avec la disparition de son témoin clé, sans que la thèse d’un assassinat visant à faire taire la suspecte ne puisse, à ce stade, être écartée ni confirmée.