Aux Etats-Unis, l’annonce par le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump d’une prochaine divulgation de dossiers sur les objets volants non identifiés ravive une crise de foi chez une partie des chrétiens évangéliques. Plusieurs pasteurs affirment avoir été briefés par des membres se présentant comme liés aux services de renseignement pour préparer leurs fidèles à un choc théologique, tandis qu’une polémique a éclaté autour de propos prêtés à tort au représentant républicain Eric Burlison.
Depuis février 2026, le président américain Donald Trump a demandé à plusieurs agences fédérales, dont le département de la Défense, d’identifier et de publier les dossiers gouvernementaux consacrés aux phénomènes aériens non identifiés (UAP) et à une possible vie extraterrestre. « Les premières publications vont commencer très, très bientôt », a-t-il assuré en avril lors d’un événement de Turning Point USA à Phoenix, promettant des révélations « très intéressantes ». Selon l’agence Associated Press, cette annonce fait suite à des mois de déclarations du président laissant entendre que des informations majeures pourraient être rendues publiques.
Des pasteurs briefés par des proches du renseignement américain
Selon le Daily Mail, relayé par plusieurs médias américains dont Newsweek et GreekReporter, un groupe de pasteurs évangéliques affirme avoir participé à une réunion privée avec des hommes se présentant comme liés aux services de renseignement américains et disposant d’une habilitation de sécurité élevée. D’après l’évangéliste Perry Stone, ces derniers auraient averti les pasteurs qu’une éventuelle divulgation pourrait ébranler la doctrine biblique de la création. « Vous allez avoir des gens qui vont dire que si des galaxies contiennent d’autres créations, alors toute l’histoire de la création est un mythe, et vous allez avoir des gens qui vont apostasier et abandonner la foi chrétienne parce qu’ils n’ont pas de réponse à ce qu’ils sont sur le point d’entendre », a-t-il déclaré. Le pasteur Alan DiDio, en Caroline du Nord, a confirmé sur le réseau social X avoir participé à une réunion similaire, évoquant des consignes strictes de confidentialité, téléphones éteints et aucun enregistrement autorisé.
La polémique autour du représentant Eric Burlison
L’affaire a pris une tournure politique après la diffusion d’un extrait vidéo du pasteur et vidéaste Larry Ragland, qui affirmait qu’un « congressman du Missouri » avait déclaré, lors d’un appel téléphonique à cette réunion, que des êtres extraterrestres avaient inventé le christianisme et que Jésus et la Bible étaient leur création. Le représentant républicain du Missouri Eric Burlison, identifié comme l’élu en question, a démenti avoir tenu de tels propos, précisant sur X qu’il avait seulement été invité à intervenir par téléphone lors d’une conférence de théologiens. Ragland a ensuite présenté ses excuses publiques à Eric Burlison, reconnaissant avoir mêlé ses propres opinions aux propos de l’élu. Ce dernier a accepté les excuses, tout en soulignant qu’aucun de ses propos n’avait jamais évoqué une origine extraterrestre du christianisme.
Une inquiétude théologique loin d’être unanime
Cette inquiétude n’est cependant pas partagée par l’ensemble des chrétiens américains. Selon des sondages cités par la presse religieuse américaine, la majorité des personnes interrogées répondent par la négative lorsqu’on leur demande si la confirmation d’une intelligence extraterrestre provoquerait une crise de foi personnelle. Une partie des théologiens évangéliques privilégie une autre lecture, considérant les phénomènes aériens non identifiés comme une manifestation d’activité démoniaque ou angélique, en écho à certains récits bibliques du surnaturel, plutôt que comme la preuve d’une origine extraterrestre de l’humanité.
Entre promesses présidentielles de transparence et prudence théologique, le débat sur une éventuelle divulgation OVNI illustre la porosité croissante entre actualité scientifique, politique et religieuse aux Etats-Unis. Reste à savoir si les premières publications annoncées par la Maison-Blanche confirmeront, ou au contraire apaiseront, les craintes exprimées par une partie du clergé évangélique.