Canal+, groupe contrôlé par Vincent Bolloré, a cessé de diffuser plusieurs chaînes du groupe TF1 en raison d’un désaccord sur les montants de distribution. En France et en Suisse, TV Breizh, Histoire TV et Ushuaïa TV ont disparu de l’offre,. En Afrique, la coupure est plus large : l’ensemble des chaînes gratuites de TF1, dont la chaîne d’information LCI, n’est plus accessible pour les 9,7 millions de clients de Canal+ sur le continent.
Le groupe Canal+ a mis fin à la diffusion de plusieurs chaînes appartenant au groupe TF1. En France, TV Breizh, l’une des chaînes thématiques les plus regardées du pays, ainsi qu’Histoire TV et Ushuaïa TV, ne sont plus accessibles depuis le bouquet de la chaîne cryptée. Le désaccord porte sur le montant que Canal+ doit verser à TF1 pour pouvoir distribuer ces chaînes. Selon les informations rapportées par Télérama, les deux groupes ont mené plusieurs mois de négociations avant d’en arriver à cette rupture.
9,5 millions d’abonnés français privés de documentaires
La coupure touche 9,5 millions d’abonnés en France et environ 500 000 abonnés en Suisse. Le groupe TF1 estime que ce conflit « fragilise le secteur du documentaire » et « représente un signal préoccupant pour l’ensemble de la filière ».
L’Afrique, première perdante de la rupture
Le continent africain est le plus durement touché par ce conflit commercial. En plus d’Histoire TV et d’Ushuaïa TV, les 9,7 millions de clients du groupe Canal+ en Afrique sont également privés de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et surtout LCI. La chaîne d’information en continu est, avec France 24, l’une des plus regardées dans les pays francophones du continent, et figure parmi les premiers médias suspendus lors des crises politiques.
Un différend déjà survenu par le passé
Ce n’est pas la première fois que les relations commerciales se tendent entre les deux groupes privés. Fin 2022, Canal+ avait déjà coupé la diffusion de TF1 pendant deux mois, ce qui avait fait perdre à la chaîne son statut de leader des audiences en France. Le groupe Canal+, contrôlé par Vincent Bolloré, affirme aujourd’hui rester « ouvert au dialogue » et se dit prêt à un « accord global sur des bases raisonnables, équilibrées et pérennes » avec TF1.
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