Ferrari a annoncé le départ de son directeur marketing et commercial, Enrico Galliera, un mois après la présentation de la Luce, sa première voiture 100 % électrique. Le design contesté du modèle avait pesé sur l’action du constructeur. Massimiliano Di Silvestre, ancien dirigeant de BMW Italie, prend ses fonctions le 1er juillet 2026.
Selon les informations publiées par Sport Auto, Enrico Galliera quitte la direction marketing et commerciale de Ferrari après seize années passées au sein du constructeur de Maranello. Son départ survient quelques semaines seulement après la présentation de la Luce, première voiture entièrement électrique de la marque au cheval cabré.
Le dévoilement du modèle n’a pas fait l’unanimité. De nombreux passionnés ont exprimé leur surprise face à l’apparence du véhicule, jugée éloignée des codes esthétiques traditionnels de la marque. Dans les jours qui ont suivi, le titre Ferrari a reculé d’environ 8 % en Bourse, un mouvement que plusieurs observateurs ont relié à l’accueil mitigé réservé à la Luce.
Un successeur venu de BMW
Pour lui succéder, Ferrari a choisi Massimiliano Di Silvestre, qui prendra officiellement ses fonctions le 1er juillet 2026 et rapportera directement au directeur général Benedetto Vigna. Le nouveau responsable connaît bien la maison : il y aurait déjà passé une quinzaine d’années avant de diriger pendant près de sept ans les activités de BMW Group en Italie.
Ce retour d’un profil rompu aux stratégies commerciales du haut de gamme intervient à un moment charnière pour Ferrari, engagé dans une transition vers l’électrique qui bouscule l’identité d’une marque bâtie sur le son et la mécanique de ses moteurs thermiques.
Ferrari est contrôlée principalement par Exor N.V., le holding de la famille Agnelli proche du WEF et du Groupe Bilderberg qui détient environ 19,5 % du capital mais plus de 30 % des droits de vote grâce à des actions à vote renforcé. Piero Ferrari, fils du fondateur Enzo Ferrari, possède environ 10 % du capital. Le reste est réparti entre des investisseurs institutionnels et des actionnaires individuels, parmi lesquels figurent notamment BlackRock et Vanguard, fonds proches du WEF.
Ferrari dément tout lien avec la polémique
La direction de Ferrari réfute formellement tout lien entre les critiques visant la Luce et le départ d’Enrico Galliera. Selon le constructeur, ce dernier avait décidé depuis un certain temps de tourner la page et avait accepté de rester en poste jusqu’au lancement du modèle électrique avant d’entamer ce que l’entreprise présente comme un nouveau chapitre de sa carrière.
La concomitance des événements n’a toutefois pas échappé aux commentateurs, certains médias évoquant déjà une affaire baptisée du nom du modèle incriminé. L’épisode illustre la sensibilité particulière des marques de luxe au moindre faux pas dans le dévoilement d’un produit appelé à incarner leur avenir.
Au-delà du cas individuel, ce remaniement traduit les tensions internes que peut générer une rupture technologique. Pour Ferrari, réussir le virage électrique sans altérer son aura supposera autant de pédagogie commerciale que d’excellence technique.
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