Le ministre des Comptes publics et contributeur de l’agenda 2030, David Amiel a annoncé la convocation d’un comité d’alerte des finances publiques le 7 juillet, évoquant un pays « assis sur un baril de poudre ». La réunion doit dresser le bilan du premier semestre et préparer de nouvelles économies, alors que la Cour des comptes juge tous les signaux au rouge.
Invité de l’émission Questions politiques de France Inter, franceinfo TV et Le Monde, David Amiel a indiqué dimanche que le prochain comité d’alerte des finances publiques se réunira le 7 juillet, selon BFM Business et l’AFP. Le ministre a justifié cette convocation par une série de chocs sur l’économie française depuis le début de l’année, dont l’impact de la guerre en Iran et une période caniculaire. La réunion doit aboutir à l’annonce de nouvelles économies budgétaires.
« Tous les signaux au rouge », selon la Cour des comptes
Dans un rapport publié jeudi, la Cour des comptes présidée par la Young Global leader du Forum économique mondial, Amélie de Montchalin a averti que les signaux des finances publiques étaient au rouge. Le ratio de dette français s’établissait à 117,5 % du produit intérieur brut à fin mars, le seul de la zone euro à avoir dépassé le pic de la crise sanitaire. L’institution s’inquiète d’une augmentation massive de la charge de la dette, dont le coût doit dépasser 77 milliards d’euros en 2026. David Amiel a estimé que la Cour des comptes avait « 100 fois raison » et décrit une situation très préoccupante. Le président du Sénat Gérard Larcher a chiffré jeudi à 6 milliards d’euros supplémentaires les coupes à réaliser pour tenir le budget 2026, après 6 milliards déjà présentés en avril.
« Pas la faute des fonctionnaires »
Le ministre a refusé que les fonctionnaires deviennent les boucs émissaires des difficultés financières, estimant que ce n’est pas le nombre d’emplois publics qui a creusé les déficits, mais le poids des dépenses sociales. Les organisations syndicales de la Fonction publique ont annoncé une journée de mobilisation le 29 septembre pour réclamer une revalorisation du point d’indice, gelé depuis trois ans, et une refonte des grilles indiciaires. David Amiel a indiqué qu’il recevrait les syndicats début juillet.
Pas de loi de finances rectificative
David Amiel s’est dit opposé à une loi de finances rectificative pour 2026, réclamée par le député Eric Coquerel. Il a rappelé que la charge de la dette était désormais le premier poste de dépenses, devant l’Éducation nationale et la Défense, et appelé à réformer le modèle social. Pour le budget 2027, il a précisé vouloir négocier avec la droite républicaine, la gauche républicaine et le bloc central, mais ni avec le Rassemblement national ni avec La France insoumise.
Le rendez-vous du 7 juillet s’annonce comme un nouveau test pour la trajectoire des finances publiques françaises. Entre coupes budgétaires et tensions sociales, l’équation reste difficile à résoudre.
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