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Donald Trump assure qu'un "très bon accord" a été trouvé avec l'Iran. Photo : Capture d'écran de l'AFP - Youtube.

États-Unis – Iran : Donald Trump annonce un « très bon accord », mais Téhéran dément toute signature

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Donald Trump a affirmé, le 11 juin 2026, qu’un « très bon accord » avait été conclu avec l’Iran et pourrait être signé en Europe dans les prochains jours. Une annonce spectaculaire intervenue après des menaces militaires et une escalade verbale entre Washington et Téhéran. Mais côté iranien, les autorités affirment qu’aucun texte n’a encore été validé, laissant planer un flou diplomatique majeur.

Le 11 juin 2026, Donald Trump a surpris la communauté internationale en annonçant depuis le Bureau ovale qu’un accord avait été trouvé avec l’Iran. Selon ses déclarations rapportées par la presse américaine et internationale, le président américain évoque un « très bon accord » dont la signature pourrait intervenir « ce week-end » en Europe, en présence du vice-président JD Vance.

Ce revirement intervient quelques heures seulement après une montée des tensions particulièrement forte. Toujours le 11 juin 2026, Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes « très fortes » contre l’Iran, allant jusqu’à annoncer des opérations militaires imminentes avant de les annuler au dernier moment. Il avait notamment évoqué des cibles stratégiques majeures, dont des infrastructures pétrolières iraniennes comme l’île de Kharg.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias, cette séquence s’inscrit dans une alternance rapide entre menaces militaires et annonces diplomatiques, alimentant une forte instabilité dans la communication de la Maison-Blanche.

Un accord encore flou et largement contesté par l’Iran

Si Donald Trump affirme qu’un accord a été trouvé, la position iranienne est beaucoup plus prudente. Selon une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, rapportée le 12 juin 2026, « l’Iran n’a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l’accord ». Téhéran affirme donc qu’aucun texte n’a été validé à ce stade.

L’agence de presse iranienne Fars avait déjà indiqué, le 11 juin 2026, qu’aucun protocole d’accord n’avait été approuvé. Une autre source proche des négociations citée par la presse iranienne évoquait un simple cadre de discussions, sans validation formelle.

Par ailleurs, selon des informations relayées par l’agence Mehr, un projet d’accord-cadre aurait été discuté, prévoyant une « cessation permanente et immédiate des hostilités sur tous les fronts », y compris au Liban, ainsi que 60 jours de négociations sur le nucléaire et la levée progressive des sanctions américaines. Ce texte évoquait également la libération de fonds iraniens gelés, estimés à plusieurs milliards de dollars.

Mais ces éléments restent non confirmés officiellement par les deux parties, renforçant l’impression d’un accord encore en construction plutôt qu’abouti.

Une séquence diplomatique sous haute tension entre guerre et négociations

Cette annonce intervient dans un contexte de crise militaire et géopolitique intense. Dans les heures précédant la déclaration de Donald Trump, plusieurs médias rapportaient des frappes américaines, des tensions autour du détroit stratégique d’Ormuz et une fermeture partielle de voies maritimes essentielles au transport du pétrole mondial.

Dans ce climat, les déclarations du président américain ont eu un impact immédiat sur les marchés internationaux. Selon les médias économiques, les cours du pétrole ont chuté de plus de 3 % après l’annonce d’un possible accord, tandis que les investisseurs anticipaient un apaisement des tensions au Moyen-Orient.

Mais cette accalmie reste fragile. Toujours selon les autorités iraniennes, aucune décision définitive n’a été prise, et les discussions se poursuivent encore sur les conditions d’un éventuel cessez-le-feu et d’un cadre nucléaire. Téhéran insiste sur le fait que les négociations restent ouvertes et conditionnées à plusieurs garanties politiques et économiques.

Une diplomatie américaine marquée par des annonces contradictoires

Depuis le début de la crise, la position de Donald Trump oscille entre menaces militaires et annonces d’accord imminent. Le 11 juin 2026, il avait déjà affirmé à plusieurs reprises qu’un accord était proche, selon un décompte cité par CNN évoquant des déclarations répétées sur ce sujet.

Dans le même temps, le président américain accusait l’Iran de « mener en bateau » les États-Unis, tout en laissant entendre que des discussions avancées étaient en cours. Cette stratégie de communication, marquée par des revirements rapides, contribue à entretenir une forte incertitude diplomatique.

Du côté iranien, les responsables politiques dénoncent des « décisions impulsives » et alertent sur le risque d’une escalade régionale. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a notamment averti que toute nouvelle attaque américaine pourrait entraîner un « bourbier sans fin » et une extension du conflit.

Dans ce contexte instable, l’annonce d’un « très bon accord » par Donald Trump apparaît donc comme une déclaration encore largement non consolidée sur le plan diplomatique, en attente de validation officielle des deux parties.

Sources :
Actu.fr
L’Essentiel
Le Figaro
Ouest-France

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