Une conférence de François Asselineau consacrée à l’Union européenne et à la Politique agricole commune (PAC) aurait été déplacée après qu’un établissement public agricole ait refusé de l’accueillir. L’épisode suscite des réactions dans les milieux souverainistes et relance le débat sur la liberté d’expression dans les établissements publics.
Selon le président de l’UPR, la conférence devait se tenir le 11 juin 2026 au lycée agricole de Rethel, dans les Ardennes, à l’invitation des Jeunes Agriculteurs des Ardennes (JA08). François Asselineau affirme sur X que le ministère de l’Agriculture serait intervenu pour empêcher la tenue de l’événement au sein de l’établissement.
Face à cette situation, les organisateurs ont trouvé une solution alternative en transférant la conférence dans la salle des fêtes de la commune de Doux, située à quelques kilomètres de Rethel. L’événement a ainsi pu être maintenu.
Une polémique autour de la liberté de débat
L’affaire a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Les soutiens de François Asselineau dénoncent ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté d’expression et au pluralisme des idées. Plusieurs internautes estiment qu’un débat sur les politiques européennes et leurs conséquences pour l’agriculture française devrait pouvoir se tenir librement.
À ce stade, les motivations précises ayant conduit au refus de l’établissement public n’ont pas fait l’objet d’une communication détaillée permettant d’établir l’ensemble des circonstances de cette décision.
La PAC au cœur des critiques
Depuis de nombreuses années, François Asselineau critique la Politique agricole commune et les traités européens. Il estime que certaines règles européennes contribuent aux difficultés rencontrées par les exploitants français, notamment en matière de concurrence internationale, de normes administratives et de dépendance aux aides publiques.
Ces arguments trouvent un écho particulier dans un contexte marqué par les mobilisations agricoles observées ces dernières années en France et dans plusieurs pays européens.
À l’inverse, les défenseurs de la PAC soulignent que celle-ci représente l’un des principaux mécanismes de soutien financier aux agriculteurs européens et qu’elle demeure un élément central de la politique agricole du continent.
Un débat qui dépasse le cas Asselineau
Au-delà de la personnalité de François Asselineau, cette controverse soulève une question plus large : quelle place accorder au débat politique et aux opinions divergentes dans les établissements publics ?
Pour les partisans du président de l’UPR, l’épisode illustre les difficultés rencontrées par certaines voix critiques à l’égard de l’Union européenne pour accéder à des espaces de discussion institutionnels.
Cette affaire intervient dans un contexte où les questions de souveraineté alimentaire, d’avenir de l’agriculture française et de place de l’Union européenne continuent d’alimenter le débat public.