Le gouvernement canadien du contributeur de l’agenda 2030 Mark Carney a présenté, le 11 juin 2026, un projet de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Inspirée par l’exemple australien, cette initiative entend renforcer la protection des mineurs face aux contenus jugés nocifs en ligne. Une mesure ambitieuse qui relance le débat mondial sur la régulation des plateformes numériques.
Présenté au Parlement canadien le 11 juin 2026, le projet de loi prévoit d’interdire la création de comptes sur les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans. Le texte s’inscrit dans la continuité d’une réforme déjà mise en œuvre en Australie en décembre 2025, qui avait interdit l’accès aux principales plateformes comme TikTok, Instagram, Facebook ou encore YouTube aux mineurs de moins de 16 ans.
Selon les autorités canadiennes, cette initiative vise à tirer les leçons de l’expérience australienne, premier pays à avoir adopté une interdiction nationale aussi large. Plusieurs États, dont le Brésil, l’Indonésie ou encore certains pays européens comme le Royaume-Uni et l’Espagne, envisagent également des mesures similaires.
Une réponse aux risques pour la santé mentale des jeunes
Le ministre canadien de la Culture et contributeur de l’agenda 2030, Mark Miller, à l’origine du projet de loi, a défendu une approche jugée urgente face aux dangers du numérique. « Nous manquons à nos devoirs envers nos enfants. Ça suffit », a-t-il déclaré, estimant nécessaire de mettre en place des protections fondamentales.
Selon les éléments communiqués par le gouvernement le 11 juin 2026, la future législation ciblera plusieurs types de contenus jugés préjudiciables, notamment ceux incitant à l’automutilation, à la violence ou à la haine, ainsi que les contenus à caractère intime non consenti. Une commission de sécurité numérique devrait être créée pour encadrer son application.
La ministre de la Santé, Marjorie Michel, a également alerté sur les conséquences psychologiques des réseaux sociaux et des outils d’intelligence artificielle, évoquant une hausse de l’anxiété, de l’isolement et de la dépression chez les jeunes utilisateurs.
Encadrement renforcé des plateformes et de l’intelligence artificielle
Au-delà des réseaux sociaux, le projet de loi canadien prévoit aussi un encadrement des robots conversationnels dotés d’intelligence artificielle. Les plateformes seraient tenues de limiter l’exposition des utilisateurs à des contenus jugés dangereux et de renforcer la transparence sur les mécanismes de signalement, notamment en situation de crise.
En cas de non-respect, les entreprises s’exposeraient à des sanctions pouvant atteindre jusqu’à 3 % de leur chiffre d’affaires mondial ou 10 millions de dollars canadiens. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’adapter rapidement la réglementation face à l’évolution des technologies, reconnaissant que le Canada accuse un certain retard en la matière.
Ce débat intervient dans un contexte international de plus en plus tendu autour de la régulation du numérique, alors que plusieurs pays testent des restrictions similaires et que les organisations internationales appellent à une meilleure protection des mineurs en ligne.
Sources :
Le Courrier du Vietnam
Franceinfo
