L’affaire secoue la vie politique lyonnaises. Après les révélations concernant une plainte pour viol déposée contre Roman Abreu, conseiller politique proche de Jean-Michel Aulas, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a demandé la mise en retrait de trois élus de l’exécutif métropolitain.
Selon les informations révélées par la presse lyonnaise, une militante du mouvement Génération Aulas a déposé plainte à la mi-mai pour des faits présumés remontant au mois de janvier. La plaignante affirme que plusieurs responsables politiques avaient été informés de la situation plusieurs mois avant le dépôt de plainte.
Face à ces révélations, Véronique Sarselli s’est dite « profondément choquée des faits rapportés par la presse ». La présidente de la Métropole a convoqué trois vice-présidents concernés par l’affaire : Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton.
À l’issue de cette réunion, elle leur a demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives au sein de la Métropole de Lyon. Selon son entourage, cette mesure implique de ne plus participer aux activités de l’institution, aussi bien en interne qu’en représentation publique, dans l’attente des conclusions de l’enquête judiciaire.
La présidente de la Métropole a justifié cette décision par la nécessité de respecter la victime présumée ainsi que l’institution qu’ils représentent. Elle a également indiqué faire confiance à la justice afin que toute la lumière soit faite rapidement sur cette affaire.
Quelques heures après cette annonce, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat ont refusé de se conformer à cette demande. Dans un communiqué commun, ils ont affirmé qu’ils n’étaient « ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire » et qu’ils ne pouvaient donc accepter leur retrait.
Les deux élus ont également assuré avoir réagi dès qu’ils avaient été informés des accusations. Selon eux, ils auraient encouragé la plaignante à déposer plainte auprès des autorités compétentes. Jean-Michel Aulas avait auparavant indiqué avoir interrogé Roman Abreu, lequel lui aurait assuré que la relation évoquée était consentie.
L’enquête judiciaire devra désormais déterminer les circonstances exactes des faits dénoncés et établir les éventuelles responsabilités. En attendant, cette affaire continue de provoquer de fortes tensions au sein de la majorité métropolitaine lyonnaise et pourrait avoir des répercussions sur le paysage politique local à l’approche des prochaines échéances électorales.
Source : Le Progrès
