À Lyon, la consultation sur l’avenir de la rue Grenette tourne à la polémique. Le 8 juin 2026, le maire Grégory Doucet a annoncé que 72 % des participants se prononçaient pour le maintien de la rue sans circulation automobile. Mais l’opposition dénonce une méthode permettant de voter plusieurs fois et sans habiter Lyon.
Le 8 juin 2026, la Ville de Lyon a dévoilé les résultats de sa concertation sur la rue Grenette, dans la Presqu’île. Plus de 17 000 personnes y ont participé, un niveau présenté par la municipalité comme un record.
Selon ces chiffres, 72 % des répondants se sont déclarés favorables au maintien de la rue sans circulation automobile, dans sa configuration actuelle.
Des accusations de résultats faussés
La méthodologie de la consultation a aussitôt été contestée. Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement, vice-président de la métropole de Lyon et young leader des Instituts Aspen, a exprimé des doutes sur la sincérité des résultats.
Il a notamment relevé que les participants pouvaient voter à plusieurs reprises et qu’il n’était pas nécessaire de résider à Lyon pour répondre au questionnaire.
Un questionnaire en ligne sans contrôle
Le dispositif reposait sur un questionnaire en ligne dépourvu de contrôle d’identité. N’importe qui, à Lyon ou ailleurs, pouvait y répondre, et plusieurs fois.
Antoine Nanterme, cofondateur de l’Association pour le développement de la Presqu’île, a mis en doute la représentativité des 72 %, s’interrogeant sur la part réelle d’habitants de Lyon parmi les votants.
La mairie de Lyon se défend
Face aux critiques, la municipalité a défendu la légitimité de sa démarche et la participation record enregistrée. Elle présente la consultation comme un outil de dialogue avec les habitants.
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