Les tests des modèles d’IA par le gouvernement américain franchissent une nouvelle étape. Google, Microsoft et xAI ont accepté de partager des versions non diffusées de leurs modèles avec les autorités fédérales avant leur sortie publique. L’objectif affiché est de limiter les risques pour la sécurité nationale et la cybersécurité, dans un contexte de supervision renforcée.
Le National Institute of Standards and Technology a annoncé que Google, Microsoft et xAI partageraient des versions non publiées de leurs modèles d’intelligence artificielle avec le gouvernement, afin d’évaluer les menaces de cybersécurité. Ces accords permettent au Center for AI Standards and Innovation, rattaché au département du Commerce, d’examiner les nouveaux modèles et leur incidence potentielle sur la sécurité nationale et la sûreté publique avant leur lancement. L’agence précise que les développeurs transmettent fréquemment des versions dont certains garde-fous ont été retirés, pour permettre une recherche de vulnérabilités plus poussée.
Le précédent du modèle Mythos d’Anthropic
Cette initiative intervient après que le modèle Mythos d’Anthropic a porté à un point critique les inquiétudes liées à l’incidence de l’intelligence artificielle sur la cybersécurité. Selon les éléments rapportés par Tom’s Hardware, cet épisode a contribué à pousser la Maison-Blanche à envisager un processus formel d’examen des modèles. Le Center for AI Standards and Innovation indique avoir déjà mené plus de quarante évaluations de modèles, y compris après leur déploiement, signe d’une montée en puissance de l’activité de contrôle.
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Une supervision fédérale qui s’installe
L’accord conclu avec Google et Microsoft, deux entreprises membres du Forum économique mondial, ainsi qu’avec xAI, traduit l’installation durable d’une supervision fédérale de l’intelligence artificielle aux États-Unis. L’évaluation ne se limite pas à la phase précédant le lancement : l’agence prévoit également des travaux de recherche et de test une fois les modèles déployés. Cette approche vise à suivre l’évolution des capacités des systèmes, dont les usages peuvent se révéler après leur mise sur le marché.
L’examen gouvernemental des modèles d’intelligence artificielle marque un tournant dans la relation entre les grands laboratoires et l’État américain. Reste à observer si ce cadre, encore largement volontaire, débouchera sur des obligations contraignantes.