Le journaliste d’investigation américain John Leake appelle à une enquête approfondie sur les circonstances ayant précédé le décès de Christine Cotton, biostatisticienne française connue pour ses critiques des essais cliniques du vaccin Pfizer contre le Covid-19.
Dans un article intitulé « Pfizer Whistleblower Christine Cotton Takes Her Life After Year of Excruciating Idiopathic Pain », l’auteur estime que les symptômes dont souffrait la scientifique pourraient correspondre à ceux observés lors d’une intoxication au thallium, un métal lourd hautement toxique.
Des douleurs inexpliquées avant son décès
John Leake rappelle que Christine Cotton a souffert pendant plus d’un an de douleurs neuropathiques particulièrement intenses. Il décrit notamment des sensations de brûlure irradiant des reins vers les jambes, une impression de marcher sur des « charbons ardents » ainsi que divers troubles sensoriels affectant le dos et les membres inférieurs.
Pour le journaliste, ces symptômes évoqueraient une neuropathie périphérique sévère, compatible avec certaines intoxications aux métaux lourds. Il cite en particulier le thallium, une substance toxique connue pour provoquer des atteintes neurologiques progressives et parfois difficiles à diagnostiquer.
La piste du thallium
John Leake rappelle que le thallium est une substance inodore et insipide qui peut être difficile à détecter lors d’examens médicaux classiques. Selon lui, l’identification d’une éventuelle exposition nécessiterait des analyses toxicologiques spécifiques, notamment des tests sur les cheveux ou les urines associés à des techniques avancées de spectrométrie.
L’auteur souligne également que ce poison a marqué l’histoire des services de renseignement durant la Guerre froide. Plusieurs affaires d’empoisonnement attribuées aux services secrets soviétiques ont en effet impliqué le recours à des substances toxiques destinées à provoquer des symptômes neurologiques complexes.
Toutefois, John Leake ne présente aucun élément matériel permettant d’établir que Christine Cotton aurait effectivement été exposée au thallium. Il formule cette hypothèse à partir des symptômes décrits et s’interroge sur l’absence éventuelle de recherches toxicologiques approfondies.
Une figure controversée de la période Covid
Biostatisticienne ayant travaillé durant plus de vingt-cinq ans dans l’industrie pharmaceutique, Christine Cotton s’était fait connaître pendant la pandémie pour ses analyses critiques des données d’essais cliniques des vaccins contre le Covid-19.
Elle avait notamment contesté certains aspects méthodologiques des études de Pfizer et adressé plusieurs alertes aux autorités sanitaires françaises et européennes.
Dans son article, John Leake estime que l’apparition de ses problèmes de santé peu après ses prises de position publiques soulève des interrogations. Il affirme ne pas croire à une simple coïncidence, tout en reconnaissant ne disposer d’aucune preuve directe d’un acte criminel.
Un appel à davantage d’investigations
Au-delà de l’hypothèse du thallium, le journaliste considère que le décès de Christine Cotton pose la question de la protection des lanceurs d’alerte et des conséquences personnelles que peuvent subir certaines figures engagées dans des controverses sanitaires.
Il appelle à déterminer si toutes les pistes médicales et toxicologiques ont été explorées afin d’établir avec certitude l’origine des douleurs dont souffrait la biostatisticienne avant son décès.
À ce stade, aucune autorité judiciaire ou médicale n’a publiquement confirmé l’existence d’un empoisonnement ni annoncé l’ouverture d’une enquête en ce sens. Les affirmations de John Leake relèvent donc de l’hypothèse et de l’interrogation journalistique, et non d’un fait établi.