Un adolescent de 13 ans a perdu l’usage de son oeil droit en marge des célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, à Bobigny. Le député de La France insoumise Aly Diouara dénonce un tir policier présumé et a saisi le procureur. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête confiée à l’IGPN.
Selon Gentside, un adolescent de 13 ans a définitivement perdu l’usage de son oeil droit après avoir été grièvement blessé en marge des festivités du sacre du PSG. Les faits se sont déroulés à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Le jeune garçon demeurait hospitalisé dans un établissement spécialisé en ophtalmologie au moment de la publication.
Invité de BFMTV le mardi 2 juin, le député de La France insoumise Aly Diouara a affirmé, après avoir échangé avec la mère de la victime et le personnel soignant, qu’un fonctionnaire de police aurait fait feu avec son arme de service depuis un véhicule de patrouille. Ces déclarations engagent leur auteur et n’ont pas été confirmées à ce stade par l’enquête.
Une enquête confiée à l’IGPN
Face à la gravité des faits et à la diffusion d’une vidéo de l’adolescent par plusieurs parlementaires insoumis, le parquet de Bobigny a ouvert une enquête et saisi l’Inspection générale de la Police nationale, l’IGPN. Les investigations doivent déterminer les circonstances exactes des faits.
Aly Diouara, qui a effectué un signalement auprès du procureur de la République, estime que ce drame n’est pas un cas isolé. Il a rappelé qu’un autre jeune homme aurait été touché par un tir de LBD le 1er mai, subissant également une lésion oculaire. Ces rapprochements relèvent de l’appréciation du député et restent à établir.
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Une mise en cause de la gestion de l’ordre public
Au-delà du cas individuel, le parlementaire a exprimé son désaccord avec la gestion du maintien de l’ordre par le ministre de l’Intérieur. Il appelle à une meilleure anticipation de la sécurité lors des grands événements parisiens, dans un contexte de rassemblements massifs liés aux succès sportifs.
L’entourage de la victime maintient que la blessure découlerait directement de l’action d’un policier. En l’absence de conclusions de l’IGPN, la responsabilité des faits n’est pas établie, et la présomption d’innocence demeure pour les fonctionnaires éventuellement concernés.
Les conclusions de l’IGPN et de l’enquête du parquet de Bobigny détermineront les circonstances exactes du drame et d’éventuelles responsabilités. Cette affaire relance le débat récurrent sur l’usage de la force lors des grands rassemblements festifs en France.