Donald Trump a une nouvelle fois surpris en consacrant une partie d’une conférence de presse à la rénovation d’un bassin situé devant le Lincoln Memorial à Washington. Une séquence qui s’inscrit dans une série de projets monumentaux et symboliques lancés ces derniers mois, où le président américain multiplie les références à des figures historiques et à des monuments emblématiques, notamment français.
Le 4 juin 2026, Donald Trump a convoqué la presse dans le Bureau ovale pour évoquer un sujet pour le moins inattendu : la réfection du vaste bassin qui s’étend devant le Lincoln Memorial, l’un des sites les plus fréquentés de Washington.
Selon le président américain, cette étendue d’eau inaugurée en 1922 souffrait depuis son origine de problèmes d’étanchéité. Fier du chantier engagé, il a détaillé les matériaux utilisés, la nouvelle peinture bleue du bassin et l’objectif d’une réouverture avant les célébrations du 4 juillet, date qui marquera également le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis.
Pour illustrer l’ampleur du projet, Donald Trump a présenté un schéma intitulé « Notre bassin est plus grand que des gratte-ciel », comparant sa longueur à la hauteur de plusieurs bâtiments célèbres, dont l’Empire State Building à New York.
Martin Luther King comme point de comparaison
Au cours de son intervention, Donald Trump a également évoqué le célèbre discours « I Have a Dream » prononcé par Martin Luther King le 28 août 1963 devant ce même bassin.
Le président républicain a affirmé que le leader des droits civiques avait réuni « un million de personnes » avant d’assurer avoir lui-même attiré une foule comparable lors d’un de ses rassemblements. Une affirmation contestée par plusieurs médias américains. Le National Constitution Center estime à environ 250 000 le nombre de participants présents lors de la Marche sur Washington de 1963, tandis qu’aucun chiffre officiel n’existe concernant le rassemblement du 6 janvier 2021 auquel Donald Trump semble faire référence.
De la tour Eiffel à la Maison-Blanche
Cette volonté de rattacher ses projets à des symboles historiques n’est pas nouvelle. Le 3 juin 2026, Donald Trump comparait déjà l’octogone géant destiné à accueillir l’événement de MMA « UFC Freedom 250 » sur la pelouse de la Maison-Blanche à la tour Eiffel.
Dans une vidéo diffusée sur TikTok, il rappelait que le monument parisien construit pour l’Exposition universelle de 1889 devait initialement être démonté. Selon lui, l’installation sportive pourrait connaître un destin similaire.
« On est en train de construire quelque chose devant la Maison-Blanche qui attire beaucoup de monde. Et en y réfléchissant, je me dis qu’on ne la démontera peut-être jamais », déclarait-il.
L’événement, prévu dans le cadre des célébrations des 250 ans de l’indépendance américaine, représenterait un investissement estimé à 60 millions de dollars.
Un Arc de triomphe version Washington
Quelques semaines plus tôt, le 11 avril 2026, l’administration Trump avait également dévoilé les plans d’une immense arche monumentale inspirée de l’Arc de triomphe de Paris.
Le projet prévoit un monument de 76 mètres de hauteur surmonté de statues dorées et portant plusieurs inscriptions patriotiques. Donald Trump l’a présenté comme « le meilleur et le plus beau arc de triomphe au monde », affirmant vouloir offrir à Washington un nouveau symbole national appelé à traverser les générations.
Entre la rénovation du bassin du Lincoln Memorial, l’installation d’un octogone géant à la Maison-Blanche et la construction d’une arche inspirée du patrimoine français, une même logique semble se dessiner : inscrire son mandat dans le paysage américain à travers des réalisations visibles, monumentales et chargées de références historiques.
Sources :
Le Figaro
20 Minutes Suisse
La Dépêche
Le Monde
