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Booba : @Thesupermat

Booba : condamnation à trois mois avec sursis pour cyberharcèlement

Le rappeur Booba a été condamné, mardi 2 juin, à trois mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende pour cyberharcèlement et injures racistes visant la journaliste de France Télévisions Linh-Lan Dao. La décision sanctionne une campagne de messages diffusés en 2024 sur le réseau social X.

Le tribunal a retenu les faits de harcèlement en ligne et d’injures à caractère raciste à l’encontre de Linh-Lan Dao, journaliste à franceinfo. Outre les trois mois de prison avec sursis, l’artiste, de son vrai nom Élie Yaffa, devra s’acquitter d’une amende de 30 000 euros, selon les informations rapportées par Le Monde.

La décision avait été mise en délibéré à l’issue d’un procès tenu le 1er avril, en l’absence du prévenu. La procureure Quitterie Cesari avait requis une peine plus lourde, soit huit mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et un stage de lutte contre la haine en ligne.

Une plainte déposée en 2024

La journaliste avait porté plainte en avril 2024. Elle reprochait au rappeur de l’avoir, selon ses termes, « jetée en pâture » à la « meute » numérique de ses abonnés, alors que l’artiste revendique plus de six millions de personnes sur le réseau X. Cette exposition avait suivi la publication d’un article de fact-checking consacré à ce que la rédaction décrivait comme une dérive complotiste de l’intéressé.

Une journaliste proche des réseaux mondialistes

Linh-Lan Dao a été sélectionnée comme EDD Young Leader dans le cadre des European Development Days (EDD), une initiative soutenue par la Commission européenne visant à identifier de jeunes personnalités influentes dans les domaines du développement, de la gouvernance et de l’innovation.

Elle a par ailleurs participé à l’AU-EU Youth Cooperation Hub en qualité d’experte sur les questions de paix et de sécurité, un programme réunissant de jeunes spécialistes chargés de formuler des recommandations aux institutions de l’Union européenne et de l’Union africaine.

Booba un artiste ayant travaillé avec l’écosystème Vivendi-Bolloré

Booba est aujourd’hui principalement lié à sa propre structure, le label Tallac Records, mais la distribution de ses projets musicaux a longtemps transité par de grands groupes de l’industrie.

Depuis plusieurs années, ses sorties sont notamment distribuées via Universal Music Group qui appartenait au groupe Vivendi, contrôlé pendant de nombreuses années par Vincent Bolloré, jusqu’à sa mise en Bourse en 2021. Les principaux actionnaires d’Universal Music Group sont désormais Tencent Holdings (environ 20%) et Pershing Square Holdings (autour de 10%), tandis que Vivendi conserve 10% du groupe.

Ainsi, même si l’on ne peut qualifié Booba d’artiste « signé chez Bolloré », une partie de sa carrière récente a bien été distribuée par une entreprise qui appartenait alors à l’écosystème Vivendi-Bolloré. De là à y voir un prolongement des ennuis du groupe avec l’élite mondialiste, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas…


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Source : Le Monde – https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/02/booba-condamne-a-trois-mois-de-prison-avec-sursis-pour-harcelement-en-ligne-et-injures-racistes-contre-la-journaliste-linh-lan-dao_6696404_3224.html

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