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Manifestation pour les droits et la protection des albinos au Malawi. Photo : Capture d'écran de L'Effet Papillon - Youtube.

Madagascar : les enlèvements et assassinats d’enfants albinos se poursuivent malgré les appels internationaux

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À Madagascar, les personnes atteintes d’albinisme continuent d’être victimes de violences extrêmes alimentées par des croyances ancestrales et des réseaux criminels. En 2025 et depuis le début de l’année 2026, plusieurs enfants albinos ont été enlevés puis assassinés, relançant les alertes des organisations de défense des droits humains et des agences des Nations unies.

Les violences contre les personnes atteintes d’albinisme demeurent une réalité dramatique à Madagascar. Selon des données relayées en 2026 par plusieurs médias malgaches et associations de défense des droits humains, au moins 16 enfants et adolescents albinos ont été kidnappés puis assassinés au cours de l’année 2025, tandis que 4 autres victimes ont déjà été recensées depuis le début de l’année 2026.

Parmi les cas les plus récents figure celui de Landricia, une fillette albinos âgée de 18 mois, enlevée dans la localité d’Ankalika, dans la région de Toliara, avant d’être retrouvée morte à Betsinjaka, selon les informations rapportées par Linfo.re.

Des crimes liés à des croyances persistantes

Ces enlèvements et assassinats sont régulièrement associés à des croyances selon lesquelles certaines parties du corps des personnes atteintes d’albinisme posséderaient des pouvoirs surnaturels.

Selon plusieurs rapports internationaux, des groupes criminels ou des individus impliqués dans des activités illégales considèrent encore que les sacrifices de personnes albinos pourraient favoriser l’enrichissement, assurer une protection spirituelle ou faciliter la découverte de ressources minières, notamment des gisements d’or.

Ces croyances sont régulièrement dénoncées par les organisations de défense des droits humains comme étant à l’origine de crimes particulièrement violents visant des enfants et des adultes atteints d’albinisme.

Les Nations unies alertent depuis plusieurs années

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a déjà appelé les autorités malgaches à lutter contre les « mythes dangereux » qui alimentent les attaques contre les personnes albinos.

Dans une déclaration publiée en octobre 2022, l’organisation estimait que la combinaison de la pauvreté, des discriminations et des superstitions favorisait la persistance des violences. Les experts de l’ONU soulignaient alors que les personnes atteintes d’albinisme restaient exposées à des risques d’enlèvements, de mutilations et d’assassinats.

Une population toujours confrontée à de multiples discriminations

Au-delà des violences physiques, les personnes albinos à Madagascar font face à des difficultés d’accès aux soins, à l’éducation et à l’emploi.

Selon les Nations unies, l’albinisme est une condition génétique rare caractérisée par une absence ou une réduction de la production de mélanine, entraînant une forte vulnérabilité aux rayons ultraviolets et un risque accru de cancers de la peau.

Les agences onusiennes présentes à Madagascar travaillent avec les autorités locales et les associations afin de renforcer la protection des personnes concernées, de favoriser leur inclusion sociale et de combattre les préjugés qui alimentent les violences.

Un phénomène observé dans plusieurs pays africains

Les attaques contre les personnes atteintes d’albinisme ne concernent pas uniquement Madagascar. Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont connu des affaires similaires au cours des dernières décennies.

Selon des organisations internationales citées par Courrier international et les Nations unies, ces violences trouvent souvent leur origine dans des croyances attribuant aux personnes albinos des pouvoirs mystiques ou une valeur supposée dans certains rituels.

Malgré les campagnes de sensibilisation et les actions judiciaires menées dans plusieurs États africains, les organisations de défense des droits humains continuent d’alerter sur la persistance de ces crimes et sur la nécessité de renforcer la protection des populations les plus vulnérables.

Sources :
Nations unies (UNSDG)
Linfo.re
Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR)
Courrier international
Midi Madagasikara

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