Un chercheur américain affirme avoir établi l’existence historique de 53 personnages de l’Ancien Testament, grâce à des inscriptions vieilles de 2 000 à 3 000 ans. Sa méthode repose sur le recoupement rigoureux entre noms bibliques et sources épigraphiques authentiques. Ces travaux, relayés par Science et Vie, éclairent les liens entre archéologie et textes anciens.
Selon Science et Vie, ces travaux sont l’oeuvre de Lawrence Mykytiuk, maître de conférences en sciences bibliothécaires à l’université de Purdue. Fort de sa formation et de son intérêt pour les textes anciens, le chercheur examine minutieusement les inscriptions découvertes lors de fouilles et tente d’associer les noms attestés par l’histoire à ceux qui figurent dans la Bible.
Pour valider l’existence d’un personnage, il exige une inscription authentique datant de l’époque concernée et au moins trois détails correspondant exactement, comme le nom du père ou le titre. Les noms doivent coïncider en termes de contexte et de période.
Écarter les risques de contrefaçon
La rigueur de la démarche tient aussi à ce qu’elle exclut. Pour éviter toute contrefaçon, le chercheur écarte les objets issus du marché des antiquités, dont l’origine ne peut être garantie. Seules les pièces provenant de fouilles documentées sont retenues, gage de fiabilité scientifique.
Les supports concernés sont variés : stèles de pierre, sceaux d’argile, reçus ou inscriptions funéraires, qui ont traversé deux à trois millénaires de guerres, de séismes et de pillages. Leur survie constitue déjà, en soi, une forme de témoignage historique.
Un dialogue entre archéologie et texte
Les personnages ainsi confirmés appartiennent aux livres historiques de l’Ancien Testament. Leur attestation par des sources matérielles indépendantes nourrit un dialogue ancien entre l’archéologie et les textes bibliques. Il ne s’agit pas de valider l’ensemble des récits, mais d’établir l’historicité de figures précises.
Cette approche, prudente et documentée, distingue ce qui relève de la preuve matérielle de ce qui demeure du domaine de la croyance ou de l’interprétation. Elle illustre la contribution de l’épigraphie à la connaissance du passé.
En confirmant l’existence de 53 personnages bibliques, ces recherches montrent la puissance du recoupement entre sources écrites et vestiges archéologiques. Une démarche scientifique qui éclaire, sans la trancher, la part d’histoire contenue dans les textes anciens.
Source : Science et Vie
