Trois personnes ont été blessées dans une attaque au couteau survenue le 28 mai 2026 à la gare de Winterthour, en Suisse. Les autorités ont qualifié les faits d’acte terroriste. L’assaillant, un homme de 31 ans présenté comme proche de la mouvance islamiste, sortait la veille d’un hôpital psychiatrique, ce qui nourrit un débat entre radicalisation et troubles psychiques.
Selon Blick, l’attaque s’est produite jeudi matin à la gare de Winterthour, dans le canton de Zurich, faisant trois blessés à l’arme blanche. Les autorités ont qualifié les faits d’acte terroriste. L’assaillant, un homme de 31 ans né en Suisse et naturalisé en 2009, aurait évolué dans la mouvance islamiste radicale.
Les enquêteurs cherchent à établir le mobile précis et le degré de préméditation. À ce stade, l’auteur présumé reste soumis à la présomption d’innocence, dans l’attente des conclusions de l’instruction.
Radicalisation ou troubles psychiques
L’affaire soulève une difficulté récurrente dans ce type de dossiers : la part respective de la radicalisation idéologique et des troubles psychiques. Un examen psychiatrique réalisé peu avant les faits avait conclu que l’état mental de l’homme ne présentait pas de danger pour lui-même ni pour autrui. Il était sorti d’un hôpital psychiatrique la veille de l’attaque.
Cette chronologie interroge les dispositifs d’évaluation et de suivi, à la frontière entre psychiatrie et prévention de la radicalisation. La distinction entre acte idéologique et passage à l’acte lié à une fragilité mentale demeure complexe à établir.
L’alerte d’un spécialiste
Dans un entretien à Blick, le psychologue allemand Ahmad Mansour, spécialiste de la radicalisation, met en garde contre une vague de radicalisation observée selon lui dans l’ensemble du monde occidental. Il pointe le rôle de la propagande diffusée sur les réseaux sociaux, en particulier sur TikTok, où des prédicateurs répondent aux interrogations de jeunes déstabilisés, un phénomène qu’il qualifie d’imam TikTok.
Ce constat s’inscrit dans un débat plus large sur l’efficacité des politiques de prévention et sur l’influence des plateformes numériques dans les processus de radicalisation.
L’attaque de Winterthour illustre la difficulté d’anticiper des passages à l’acte mêlant idéologie et fragilité psychique. Elle relance, en Suisse comme ailleurs, la réflexion sur la prévention de la radicalisation en ligne.
Source : Blick
