Le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 a annoncé que les épreuves sur glace se dérouleraient à Lyon, et non à Nice comme initialement prévu. Éric Ciotti a dénoncé une décision politique, estimant qu’une ville de gauche avait été préférée à Nice. Le comité invoque, lui, des considérations d’organisation.
Selon Le Progrès, le comité d’organisation a tranché en faveur de Lyon pour accueillir les compétitions sur glace des Jeux d’hiver 2030. Nice devait initialement recevoir le hockey, le patinage artistique, le curling et le short-track, ainsi que l’un des villages olympiques, un centre des médias et la cérémonie de clôture. La métropole de Lyon récupère ainsi une partie significative de l’événement.
Cette réattribution constitue un revers pour la ville azuréenne, qui comptait sur ces épreuves pour asseoir sa visibilité internationale et dynamiser ses investissements.
La colère d’Éric Ciotti
Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a vivement réagi, affirmant qu’on avait préféré une ville d’extrême gauche à Nice pour sanctionner les Niçois. Il a qualifié la décision de honteuse, scandaleuse et politicienne. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, allié d’Éric Ciotti, a lui aussi interrogé le bien-fondé du choix du comité.
À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet, réélu pour un second mandat en mars, hérite d’un dossier à fort enjeu pour la métropole. La municipalité devra organiser l’accueil d’épreuves majeures dans des délais contraints.
Un choix présenté comme technique
Le comité d’organisation met en avant des considérations d’organisation et d’infrastructures pour justifier sa décision. La capacité des équipements, la logistique et les coûts figurent parmi les critères avancés pour ce type d’arbitrage. Les responsables niçois contestent toutefois cette lecture et y voient une dimension politique.
Le débat illustre la sensibilité des grandes attributions sportives, où se mêlent enjeux territoriaux, financiers et politiques. Chaque choix d’implantation engage des investissements considérables et une visibilité durable.
Conclusion : en confiant les épreuves de glace à Lyon, le comité des JO 2030 ravive une rivalité territoriale et politique. La métropole lyonnaise se retrouve, elle, au coeur d’un événement mondial à préparer.
Source : Le Progrès
