Éliminée au troisième tour de Roland-Garros le 30 mai 2026 par la Russe Diana Shnaider, l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova a estimé que le tennis devait cesser d’accepter des joueuses russes soutenant leur dirigeant. Elle a appelé à la mise en place d’un mécanisme au sein du circuit. Ses propos relancent le débat sur la place des athlètes russes dans le sport international.
Selon Le Figaro, c’est au lendemain de sa défaite face à Diana Shnaider qu’Oleksandra Oliynykova a tenu ces propos en conférence de presse. La joueuse ukrainienne a affirmé que le tennis mondial devrait, selon elle, cesser d’accueillir des Russes qui soutiennent leur dirigeant. Elle a plaidé pour un dispositif permettant de sanctionner ce qu’elle qualifie de propagande.
La joueuse a introduit son intervention par une réflexion plus large, estimant que les sportifs ont une responsabilité qui dépasse leur discipline, le sport devant selon elle aller de pair avec l’humanité.
Des accusations visant sa adversaire
Quelques jours plus tôt, Oleksandra Oliynykova avait reproché à Diana Shnaider d’avoir approuvé sur les réseaux sociaux des publications qu’elle assimile à de la propagande russe. Elle a appelé les instances du tennis mondial à cesser ce qu’elle considère comme une hypocrisie, en sanctionnant les joueuses participant à des tournois qu’elle juge soutenus par des responsables de crimes de guerre.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les sportifs russes et biélorusses concourent, dans plusieurs disciplines, sous bannière neutre, une solution contestée par une partie des athlètes ukrainiens.
Le sport, terrain de tensions géopolitiques
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, la question de la participation des athlètes russes aux compétitions internationales suscite des positions tranchées. Les fédérations oscillent entre neutralité affichée et pressions politiques, sans parvenir à une doctrine commune. Le tennis, sport très individualisé, illustre particulièrement ces dilemmes.
Les propos d’Oleksandra Oliynykova rouvrent un débat sensible, entre principe de non-discrimination des sportifs et refus de banaliser un conflit en cours.
En interpellant publiquement le circuit, Oleksandra Oliynykova place les instances du tennis face à leurs contradictions. Roland-Garros devient ainsi, le temps d’une conférence de presse, une tribune sur la place du sport dans la guerre.
Source : Le Figaro
