Les marchés émergents devraient générer près de 12 000 milliards de dollars de richesse financière supplémentaire d’ici 2030, selon une étude du Boston Consulting Group relayée par Euronews. L’Inde, le Brésil et le Mexique concentreraient l’essentiel de cette création de valeur. Plus d’un million de nouveaux millionnaires en dollars pourraient émerger d’ici la fin de la décennie.
Selon les projections du Boston Consulting Group citées par Euronews, les économies émergentes, Chine comprise, sont en passe de générer environ 12 000 milliards de dollars de richesse financière additionnelle d’ici 2030. L’Inde devrait représenter la plus grande part de cette dynamique, avec plus de 2 000 milliards de dollars créés. Le Brésil suivrait avec près de 1 000 milliards, et le Mexique avec environ 600 milliards.
Cette accumulation traduit la montée en puissance des classes aisées dans le monde émergent, soutenue par la croissance démographique, l’urbanisation et l’expansion des services financiers.
Un million de nouveaux millionnaires
Le segment des ménages détenant plus de 250 000 dollars d’actifs financiers progresserait d’environ 8 % par an. Cette expansion donnerait naissance à plus d’un million de nouveaux millionnaires en dollars avant la fin de la décennie. La croissance des plus grandes fortunes serait particulièrement marquée en Asie et au Moyen-Orient.
L’Indonésie afficherait la plus forte progression mondiale du nombre d’individus très fortunés sur cinq ans, avec une hausse estimée à 82 %. L’Arabie saoudite et la Pologne dépasseraient les 60 %, tandis que le Vietnam s’en approcherait. Ces chiffres dessinent un basculement progressif des pôles de richesse vers les économies émergentes.
Une clientèle encore mal servie
Malgré son essor, cette classe aisée en pleine croissance reste largement négligée par les banques et les conseillers financiers, selon l’étude. Les acteurs traditionnels de la gestion de patrimoine, longtemps concentrés sur les marchés matures, peinent à adapter leur offre à ces nouveaux clients. Cet écart constitue à la fois un angle mort et une opportunité commerciale.
Pour le secteur financier, l’enjeu consiste à capter cette demande émergente sans négliger les spécificités culturelles et réglementaires de marchés très divers.
La prochaine vague de richesse mondiale se jouera largement dans les pays émergents. Reste à savoir si le système financier saura accompagner cette transformation, ou s’il laissera ces nouveaux détenteurs de capital sans réponse adaptée.
