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Logo de IBM. Photo : Flickr - Patrick Finnegan.

IBM : 10 milliards de dollars pour accélérer la course à l’ordinateur quantique d’ici 2029

Le géant américain IBM a annoncé un investissement massif dans l’informatique quantique, avec plus de 10 milliards de dollars engagés sur cinq ans. L’objectif est ambitieux : développer un ordinateur quantique commercial de grande capacité et tolérant aux erreurs d’ici 2029, dans une course mondiale dominée par les États-Unis et la Chine.

Le groupe américain IBM a officialisé, le 28 mai 2026, un plan d’investissement de plus de 10 milliards de dollars destiné à accélérer le développement de l’informatique quantique. Cette enveloppe, étalée sur cinq ans, doit financer la recherche, les infrastructures, les partenariats technologiques ainsi que d’éventuelles acquisitions stratégiques, selon un document transmis à la Securities and Exchange Commission (SEC).

L’entreprise basée à Armonk, dans l’État de New York, affirme vouloir renforcer sa position dominante dans un secteur encore émergent mais considéré comme stratégique à l’échelle mondiale. IBM revendique déjà avoir déployé « plus d’ordinateurs quantiques que ses concurrents réunis », selon ses propres communications.

Un objectif clair : un ordinateur quantique commercial en 2029

IBM affiche désormais une ambition précise : mettre au point d’ici 2029 le premier ordinateur quantique commercial de grande capacité et surtout « tolérant aux pannes ». Cela signifie une machine capable de continuer à fonctionner malgré les erreurs inhérentes aux calculs quantiques, un obstacle majeur dans le développement de cette technologie.

« Cette initiative renforce encore notre confiance dans la perspective de la mise au point du premier ordinateur quantique de grande capacité tolérant aux pannes d’ici 2029 », indique le groupe dans sa communication officielle.

À ce stade, les ordinateurs quantiques existants restent principalement expérimentaux. Utilisés dans des laboratoires de recherche, ils souffrent encore d’un taux d’erreur élevé, ce qui limite fortement leur usage industriel.

Une technologie fondée sur les qubits et non les bits

Contrairement à l’informatique classique, qui repose sur des bits capables de représenter 0 ou 1, l’informatique quantique utilise des qubits, des unités capables d’exister dans plusieurs états simultanément. Cette propriété permet, en théorie, d’explorer un nombre colossal de possibilités en parallèle.

IBM estime que cette capacité pourrait révolutionner de nombreux domaines, notamment la découverte de nouveaux médicaments, la simulation de molécules complexes ou encore la conception de matériaux innovants.

Le groupe insiste également sur le fait qu’il dispose déjà d’un parc d’ordinateurs quantiques plus important que celui de ses concurrents directs, une manière d’affirmer son avance dans une course technologique très compétitive.

Une bataille mondiale autour du quantique

L’annonce d’IBM s’inscrit dans un contexte de compétition internationale intense. Les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne et la France investissent massivement dans cette technologie considérée comme stratégique.

Selon plusieurs estimations du cabinet McKinsey, l’informatique quantique pourrait générer jusqu’à 2 700 milliards de dollars de valeur économique d’ici 2035.

Aux États-Unis, le financement repose notamment sur le CHIPS and Science Act, adopté sous la présidence de Joe Biden, qui soutient les technologies avancées. Dans ce cadre, le gouvernement américain contribue déjà à hauteur d’un milliard de dollars à une nouvelle structure liée à IBM, tandis que l’entreprise elle-même apporte une somme équivalente.

En parallèle, des acteurs comme Microsoft ou Google multiplient les annonces de progrès, chacun cherchant à franchir en premier le seuil du calcul quantique réellement exploitable à grande échelle.

Une filière industrielle en structuration

IBM a également annoncé la création d’une nouvelle entité dédiée à la fabrication de processeurs quantiques, illustrant la volonté de structurer une véritable chaîne industrielle autour de cette technologie.

Cette stratégie vise à transformer un champ encore expérimental en un marché industriel viable, capable de produire des machines utilisables à grande échelle par les entreprises, les laboratoires et potentiellement les États.

Dans ce contexte, l’horizon 2029 apparaît comme une échéance clé, qui pourrait marquer le passage de l’informatique quantique du laboratoire à l’économie réelle.

Sources :
Le Figaro
Investing.com
Boursorama

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