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La Police civile nationale du Guatemala (PNC) met en garde contre une forte consommation de drogue et la présence de laboratoires clandestins dans les zones frontalières. Photo : capture d'écran de Telediario.

Narcotrafic : le Guatemala accepte des frappes conjointes avec les États-Unis

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Le Guatemala a accepté de collaborer militairement avec les États-Unis pour mener des frappes contre les narcotrafiquants sur son territoire. Selon des révélations publiées le jeudi 28 mai 2026 par le The New York Times, les opérations pourraient débuter dès le mois de juin. Cett

Le jeudi 28 mai 2026, le The New York Times a révélé que le Guatemala s’était engagé à autoriser des frappes conjointes avec les États-Unis contre les réseaux de narcotrafic opérant sur son territoire.

Selon le quotidien américain, le président guatémaltèque Bernardo Arévalo aurait accepté « des frappes aériennes et d’autres actions militaires » lors d’un échange téléphonique avec Pete Hegseth.

Les premières opérations pourraient débuter dès le mois de juin 2026. Le bureau de la présidence guatémaltèque a confirmé au journal américain avoir officiellement demandé une coopération bilatérale dans une lettre adressée au Pentagone.

Cette décision marque une nouvelle étape dans l’implication militaire américaine en Amérique latine dans la lutte contre les cartels de drogue, particulièrement actifs dans les routes reliant l’Amérique du Sud aux États-Unis.

Washington intensifie sa stratégie militaire dans la région

Depuis plusieurs mois, les États-Unis multiplient les opérations antidrogue dans le Pacifique et les Caraïbes. L’administration américaine affirme viser des navires impliqués dans des trafics de cocaïne ou de fentanyl destinés au marché américain.

Selon les informations relayées le 28 mai 2026 par Le Figaro, l’armée américaine aurait déjà mené plusieurs frappes maritimes ayant provoqué au moins 195 morts au total selon un décompte de l’AFP.

Deux nouvelles personnes auraient encore été tuées mercredi 27 mai 2026 lors d’une opération militaire, d’après les autorités américaines.

Cependant, cette stratégie reste extrêmement controversée. Des experts internationaux ainsi que les Nations uniesaccusent Washington de ne pas fournir de preuves suffisantes démontrant que les navires ciblés participaient réellement à des activités de narcotrafic.

Plusieurs ONG dénoncent également des « exécutions extrajudiciaires » menées sous couvert de lutte antidrogue.

Donald Trump veut une “coalition militaire” régionale

En mars 2026, Donald Trump avait officiellement lancé une « coalition militaire » réunissant plusieurs alliés latino-américains afin « d’éradiquer » les cartels de drogue dans la région.

Le président américain avait alors affirmé que toutes les options militaires restaient envisageables, « y compris des frappes de missiles » si nécessaire.

Selon les médias américains, près d’une vingtaine de pays latino-américains participeraient désormais, à différents niveaux, à cette coopération sécuritaire pilotée par Washington.

Cette offensive intervient alors que les États-Unis font face à une crise majeure liée au fentanyl, une drogue de synthèse responsable de dizaines de milliers de décès par overdose ces dernières années sur le territoire américain.

Washington accuse notamment le Cartel de Sinaloa d’alimenter massivement le trafic de fentanyl vers les États-Unis.

L’Équateur et le Honduras également concernés

Le Guatemala n’est pas le premier pays de la région à renforcer sa coopération militaire avec Washington contre les narcotrafiquants.

L’Équateur a récemment lancé un vaste plan de deux semaines contre le narcotrafic avec le soutien américain. Quelques jours auparavant, la justice équatorienne avait approuvé l’extradition vers les États-Unis d’un cadre du cartel « Los Choneros ».

Selon les autorités équatoriennes, environ 70 % de la drogue transitant par le pays provient de Colombie et du Pérou, considérés comme les deux principaux producteurs mondiaux de cocaïne.

Toujours selon les informations du The New York Times, le Honduras pourrait prochainement rejoindre cette coopération militaire régionale.

Les États-Unis cherchent également à accentuer la pression sur le Mexique afin d’obtenir une collaboration plus étroite contre les grands cartels opérant près de la frontière américaine.

Sources :
La Libre
Le Figaro

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