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Ivanka Trump. Photo : @Andrea Hanks/Maisonblanche

Etats-Unis : Ivanka Trump au cœur d’un présumé projet d’assassinat lié aux Gardiens de la révolution

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Selon des révélations du New York Post datée du 22 mai dernier, Ivanka Trump aurait été visée par un projet d’assassinat orchestré par un ressortissant irakien présenté comme proche des Gardiens de la révolution iraniens. L’homme, récemment arrêté puis extradé vers les États-Unis, aurait voulu venger la mort du général iranien Qasem Soleimani, tué lors d’une frappe américaine ordonnée en 2020. L’affaire, mêlant réseaux terroristes internationaux, surveillance ciblée et tensions géopolitiques persistantes entre Washington et Téhéran, ravive les inquiétudes autour de la sécurité de la famille Trump.

La famille Trump aurait une nouvelle fois été placée dans le viseur de réseaux liés à l’Iran. D’après des informations publiées par le New York Post, Ivanka Trump aurait été ciblée par un projet d’assassinat attribué à Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi, un Irakien de 32 ans soupçonné d’entretenir des liens étroits avec les Gardiens de la révolution iraniens ainsi qu’avec plusieurs milices chiites pro-Téhéran.

L’homme a récemment été arrêté en Turquie avant d’être extradé vers les États-Unis. Selon les autorités américaines citées par le tabloïd new-yorkais, il aurait agi dans une logique de vengeance après l’élimination du général iranien Qasem Soleimani, chef de la force Al-Qods, tué lors d’une frappe de drone américaine à Bagdad en janvier 2020 sur ordre de Donald Trump.

Toujours selon le New York Post, le suspect aurait juré de tuer Ivanka Trump. Il aurait notamment détenu un plan détaillé de la résidence floridienne où vivent la fille de Donald Trump et son mari Jared Kushner. La propriété, estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars, se situe dans un quartier ultra-sécurisé de Floride.

Des messages publiés sur les réseaux sociaux renforceraient les soupçons des enquêteurs. Sur X, Al-Saadi aurait partagé une carte du secteur où réside le couple accompagnée d’un message menaçant rédigé en arabe. Le texte évoquait une phase de « surveillance » et d’« analyse », tout en affirmant que ni les palais américains ni les services secrets ne seraient capables d’empêcher une vengeance future. Une publication glaçante qui aurait immédiatement attiré l’attention des services de renseignement.

Le projet aurait été confirmé au journal américain par Entifadh Qanbar, ancien attaché militaire adjoint de l’ambassade d’Irak à Washington. Selon lui, le suspect répétait régulièrement après la mort de Soleimani qu’il fallait « tuer Ivanka » afin de « brûler la maison de Trump comme il a brûlé notre maison ». Une seconde source citée par le média américain aurait également confirmé l’existence d’un plan visant directement la fille de l’ancien président.

Cette affaire dépasse largement le simple cadre d’une menace isolée. Le département américain de la Justice soupçonne Al-Saadi d’être impliqué dans une série d’attaques et de tentatives d’attentats en Europe et en Amérique du Nord. Les autorités américaines évoquent notamment un incendie criminel visant une agence de la Bank of New York Mellon à Amsterdam, une attaque au couteau contre deux victimes juives à Londres ainsi qu’une fusillade dirigée contre le consulat américain de Toronto.

Les enquêteurs américains le soupçonnent également d’avoir participé à l’organisation d’attaques ciblant des lieux de culte juifs en Belgique et aux Pays-Bas, notamment une synagogue à Liège et un temple à Rotterdam. Ces éléments donnent à l’affaire une dimension internationale particulièrement sensible dans un contexte déjà marqué par les tensions persistantes entre l’Iran, Israël et les États-Unis.

Le profil de Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi intrigue autant qu’il inquiète les autorités occidentales. Selon les informations relayées par le New York Post, il aurait grandi à Bagdad avant d’être envoyé à Téhéran après la mort de son père, le général iranien Ahmad Kazemi, décédé en 2006. Très proche de Qasem Soleimani, qu’il considérait comme une figure paternelle, il aurait ensuite été formé par les Gardiens de la révolution.

Pour faciliter ses déplacements internationaux, il aurait créé une agence de voyages spécialisée dans les pèlerinages religieux. Une couverture qui lui aurait permis de voyager fréquemment et d’entrer en contact avec différentes cellules proches de réseaux pro-iraniens. Lors de son arrestation en Turquie, le 15 mai dernier, il possédait un passeport de service irakien, un document généralement réservé aux agents publics.

Autre élément particulièrement surveillé par les enquêteurs : son activité numérique. Le suspect aurait multiplié les publications à caractère idéologique et militant sur les réseaux sociaux. Des clichés le montreraient notamment devant des sites emblématiques comme la tour Eiffel ou les tours Petronas à Kuala Lumpur, mais également en compagnie de Qasem Soleimani dans ce qui semble être des installations militaires.

Dans plusieurs publications anciennes, Al-Saadi glorifiait ouvertement les dirigeants iraniens tués par les États-Unis, les qualifiant de « martyrs ». En août 2020, quelques mois après la mort de Soleimani, il avait même annoncé vouloir disparaître des réseaux sociaux jusqu’à « la défaite de l’ennemi américain ». Une promesse qui n’aurait finalement pas été tenue.

À ce stade, la Maison-Blanche n’a pas officiellement commenté les informations publiées par le New York Post. L’avocat du suspect n’a également formulé aucune déclaration publique. Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi serait actuellement détenu à l’isolement au Metropolitan Detention Center de Brooklyn, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire américaine.

Cette affaire relance néanmoins les interrogations sur les menaces persistantes visant les proches de Donald Trump depuis l’assassinat de Qasem Soleimani. Six ans après cette opération militaire qui avait profondément bouleversé l’équilibre géopolitique au Moyen-Orient, ses répercussions semblent encore alimenter des réseaux radicaux déterminés à frapper des symboles américains de premier plan.

New York Post – Article publié le 22 mai – lien

Le Figaro – Article publié il y a 2 jours – lien

New York Post – Informations citées par Le Figaro – https://nypost.com/

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