Le 12 mai 2026, lors de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions depuis 2015, a fait une apparition remarquée sur le tapis rouge. Si l’événement brille par son glamour, sa tenue a surtout suscité la polémique sur les réseaux sociaux.
Delphine Ernotte a été vue au tapis rouge pour la projection du film L’abandon, aux côtés de l’équipe du film.
Plusieurs tweets décrivent la robe bordeaux portée par la dirigeante comme un « sac poubelle » ou un « rideau de théâtre recyclé ».
La vidéo qui accompagne les messages montre Delphine Ernotte montant les marches, vêtue d’une tenue ample et structurée qui a immédiatement fait réagir les internautes.
Nombreux sont ceux qui y voient un choix vestimentaire maladroit pour l’occasion, contrastant avec l’élégance habituellement attendue sur le tapis rouge.
Les tweets ayant été publiés sur des comptes très à droite, les commentaires fusent. Ils parlent de « boubou africain », d’« abaya de luxe » ou encore de « burka traditionnelle de France Télévisions ».
Un train de vie contesté
Delphine Ernotte perçoit une rémunération annuelle qui peut atteindre 400 000 € brut : environ 332 000 € de fixe auxquels s’ajoute une part variable pouvant monter jusqu’à 78 000 €. Ce montant, fixé par l’État et inchangé depuis 2010 (époque de son prédécesseur Rémy Pflimlin), est régulièrement critiqué, surtout dans un contexte de tensions budgétaires à France Télévisions et de dette publique élevée.
Le tweet pointe du doigt ce décalage : tandis que les Français « serrent la ceinture » et que la dette explose, la patronne du service public audiovisuel s’affiche avec un train de vie de « ministre » lors d’un festival prestigieux.
France Télévisions, financée en grande partie par la redevance et les contribuables, fait régulièrement l’objet de débats sur son efficacité et ses coût, ce qui a culminé durant l’audition d’enquête de ce service publique.
