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Donald Trump. Photo : @Daniel Torok.

Iran : Donald Trump a jugé le cessez-le-feu « sous assistance respiratoire »

Donald Trump a jugé le cessez-le-feu avec l’Iran « sous assistance respiratoire », lundi 11 mai, après avoir rejeté la réponse de Téhéran au plan américain. Dans un climat régional toujours explosif, le président américain menace aussi de relancer l’escorte navale dans le détroit d’Ormuz.

Après plus d’un mois de trêve fragile, la diplomatie entre Washington et Téhéran semble à nouveau dans l’impasse. Depuis la Maison Blanche, Donald Trump a vivement critiqué la réponse iranienne à la dernière proposition américaine, destinée à consolider durablement le cessez-le-feu au Moyen-Orient. Le président américain l’a qualifiée de texte « à mettre à la poubelle », estimant que la trêve était désormais « sous assistance respiratoire massive ».  

Les discussions, menées par l’intermédiaire du Pakistan, n’ont pas permis de rapprocher les positions. L’Iran affirme réclamer la fin de la guerre dans la région, la levée du blocus américain sur ses ports et la libération de ses avoirs gelés. Selon les éléments rapportés par le Wall Street Journal et repris par plusieurs médias, Téhéran proposerait une réouverture progressive du détroit d’Ormuz, en échange d’un allègement simultané du blocus américain.

Donald Trump a également menacé de relancer l’opération de protection des navires traversant le détroit d’Ormuz, suspendue début mai après des signes de progrès qui ne se sont finalement pas concrétisés. Ce passage maritime stratégique demeure au cœur du bras de fer : l’Iran a récemment élargi sa définition opérationnelle du détroit, selon Reuters, en l’étendant à une zone beaucoup plus vaste du Golfe et du golfe d’Oman.  

À Téhéran, le ton est tout aussi martial. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que l’Iran était prêt à « riposter » en cas d’agression américaine ou israélienne. Sur le dossier nucléaire, la proposition iranienne évoquerait de nouvelles négociations sous trente jours, avec une possible dilution d’une partie de l’uranium hautement enrichi, sans accepter toutefois le démantèlement de ses équipements.

Un autre élément pourrait encore durcir l’équation régionale. Reuters, citant le Wall Street Journal, rapporte que les Émirats arabes unis auraient mené secrètement des frappes contre l’Iran, notamment contre une installation de l’île de Lavan, sans confirmation officielle d’Abu Dhabi. Si elle était établie, cette implication marquerait un élargissement notable du conflit au-delà du duel Washington-Téhéran et de l’axe israélo-iranien.  

Au Liban, où une trêve est théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, les tensions persistent également entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. De nouvelles discussions entre le Liban et Israël doivent se tenir à Washington, dans une région où chaque cessez-le-feu ressemble désormais moins à une paix qu’à une mèche encore fumante.

Sources :
Le HuffPost, Reuters, Wall Street Journal

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