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Photo : compte X de Pavel Durov.

Pavel Durov dénonce l’hypocrisie du gouvernement français dans sa bataille contre X

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Dans une série de tweets publiés le 9 mai 2026, Pavel Durov, fondateur et PDG de Telegram, a vivement critiqué le gouvernement français pour ses attaques contre la plateforme X d’Elon Musk. Selon lui, Paris accuse X de pratiques qu’il met lui-même en œuvre : collecte illégale de données personnelles, traitement de ces données sans sécurité adéquate, extraction de données via des systèmes automatisés et violation du secret des correspondances électroniques.

« Le gouvernement français accuse X des choses mêmes que le gouvernement français fait lui-même » a tweeté Durov accompagné d’une image évocatrice (un pain baguette stylisé avec le drapeau français). Il liste ensuite les griefs reprochés à X, soulignant le caractère hypocrite de cette offensive.

Quelques heures plus tard, il approfondit son analyse : le gouvernement français paniquerait face à un probable « grand changement politique en 2027 » qui exposerait ses « méfaits ». Selon Durov, les autorités tentent donc de faire taire les plateformes de liberté d’expression sous des prétextes divers. Il appelle le « monde libre » à soutenir Elon Musk et X contre cet « assaut immoral de l’État français », et affirme que Telegram se range aux côtés de X dans cette lutte pour les libertés.

Contexte d’une tension durable

Ces déclarations s’inscrivent dans un bras de fer plus large entre les autorités françaises et les grandes plateformes américaines. La France a déjà perquisitionné les locaux parisiens de X, ouvert des enquêtes sur des algorithmes supposément biaisés, la diffusion de contenus illicites ou encore les capacités de l’IA Grok. Pavel Durov lui-même avait été arrêté en 2024 à Paris et reste sous pression judiciaire.

Durov avait déjà qualifié la France de « seul pays au monde qui persécute pénalement tous les réseaux sociaux qui accordent un certain degré de liberté » (Telegram, X, TikTok…). Ces nouveaux tweets renforcent son discours : l’État français, incapable selon lui de protéger les données de ses citoyens (avec des fuites massives et des cas de revente de données), cherche paradoxalement à imposer un contrôle accru sur les réseaux.

Un soutien clair à la liberté d’expression

Au-delà de la défense de X, Durov élargit le débat à la situation budgétaire française (aucun excédent depuis plus de 50 ans) et à une gouvernance qu’il juge dispendieuse. Pour lui, ces actions relèvent d’une volonté de museler l’opposition avant les échéances électorales de 2027.

Telegram se positionne donc explicitement comme allié de X dans la résistance aux injonctions étatiques européennes, un positionnement cohérent avec l’image de messagerie « libre et sécurisée » que promeut l’application.

Ces tweets ont rapidement circulé, suscitant de nombreux soutiens et débats sur la liberté d’expression, la souveraineté numérique et les limites du pouvoir étatique face aux plateformes privées. Ils illustrent la fracture croissante entre gouvernements européens et géants de la tech sur les questions de censure, de données et de contrôle de l’information.Que l’on partage ou non l’analyse de Pavel Durov, ses interventions soulignent un enjeu majeur pour les années à venir : jusqu’où les États peuvent-ils aller pour réguler (ou contrôler) l’espace public numérique ?

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