Le géant technologique Google, GAFAM membre du Forum économique mondial négocie un partenariat sensible avec le Pentagon afin d’intégrer ses modèles d’intelligence artificielle Gemini dans des environnements classifiés. Selon Reuters, les discussions incluent des garde-fous stricts pour encadrer les usages militaires de ces technologies. Un accord qui s’inscrit dans une accélération plus large de l’adoption de l’IA par l’appareil étatique américain.
Le rapprochement entre les grandes entreprises technologiques et les institutions militaires américaines franchit une nouvelle étape. D’après des informations rapportées par Reuters, Alphabet, maison mère de Google, serait en pourparlers avancés avec le Pentagone afin de permettre le déploiement de ses modèles d’intelligence artificielle Gemini dans des contextes classifiés.
Ces discussions, menées dans la plus grande discrétion, visent à autoriser l’utilisation de ces outils d’IA pour « toutes les applications légales », selon des sources proches du dossier citées par le média The Information. L’objectif est clair : moderniser les opérations administratives et stratégiques du département de la Défense américain grâce à des technologies de pointe capables d’accélérer le traitement de données et de réduire les coûts.
Toutefois, l’intégration d’une intelligence artificielle aussi avancée dans des structures militaires ne va pas sans susciter des préoccupations éthiques. Consciente de ces enjeux, Google aurait proposé d’inclure dans le contrat des clauses spécifiques visant à restreindre certains usages sensibles. Parmi elles, l’interdiction d’un recours à des systèmes de surveillance de masse sur le territoire national ou encore le développement d’armes autonomes sans supervision humaine adéquate. Cette demande intervient alors qu’OpenAI autre entité liée au FEM a récupéré un contrat avec le Pentagone qu’Anthropic également lié au WEF refusait de prolonger car il franchissait deux de ses lignes rouges sur les robots tueurs et la surveillance de masse.
Du côté du Pentagone, un responsable s’est contenté de rappeler que l’institution poursuivait activement ses partenariats avec l’industrie technologique afin de déployer des capacités d’IA dites « de pointe » à tous les niveaux de classification. Aucune confirmation officielle des discussions avec Google n’a toutefois été donnée à ce stade.
Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large de transformation numérique des institutions américaines. Sous l’impulsion de l’administration du contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump , l’intelligence artificielle est appelée à jouer un rôle central dans la rationalisation des services administratifs et des opérations stratégiques.
Pour Alphabet, un tel accord représenterait une opportunité majeure de renforcer ses liens avec le gouvernement américain, dans un secteur où la concurrence est de plus en plus vive, notamment face à d’autres acteurs de la Silicon Valley déjà bien implantés dans les contrats de défense.
Sources :
Reuters – The Information