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Photo : @r Martoss8

Agression au couteau lycée Ancenis : un élève de 15 ans mis en garde à vue

Un lycéen de 15 ans a poignardé une camarade du même âge dans une cage d’escalier du lycée Joubert-Maillard d’Ancenis-Saint-Géréon, en Loire-Atlantique, le vendredi 10 avril 2026 en début d’après-midi. La victime, touchée à l’abdomen et à la cuisse, a été transportée au CHU de Nantes dans un état grave. Son pronostic vital n’est pas engagé. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour tentative d’assassinat.

Vers 13h45, à la fin de la pause déjeuner, un élève de seconde a porté deux coups de couteau à une lycéenne de son établissement. Le premier coup a atteint la partie basse et gauche du ventre, le second la cuisse droite. L’agresseur a été rapidement maîtrisé et désarmé par le proviseur avant l’arrivée des gendarmes. Il portait plusieurs couteaux dans son sac. La victime a été prise en charge par le SAMU et transportée au CHU de Nantes sous escorte. Son pronostic vital n’est pas engagé. Les lycéens ont été confinés jusqu’à 16 heures.

Un parcours préoccupant pour le mis en cause

Le procureur Antoine Leroy a précisé que le jeune homme avait déjà fait l’objet de signalements. Dans la nuit du 23 au 24 mars 2026, sa mère avait signalé une fugue avec des intentions suicidaires et demandé une hospitalisation psychiatrique. Ces éléments, couplés à la présence de plusieurs couteaux dans son sac, conduisent le parquet à retenir l’hypothèse d’une préméditation. Le mobile reste indéterminé : le mis en cause et la victime auraient entretenu des liens d’amitié assez forts.

Une réponse institutionnelle immédiate

La directrice de cabinet du préfet, le sous-préfet, le maire d’Ancenis-Saint-Géréon, le directeur de cabinet de la rectrice et le DASEN se sont rendus sur place. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été ouverte. Cet événement survient un an après le meurtre d’une lycéenne au lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes. Les faits rappellent la fragilité des dispositifs de signalement pour les jeunes en situation de vulnérabilité psychiatrique restant dans le circuit scolaire sans accompagnement adapté.


Source : France 3 Pays de la Loire

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