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Pierbattista Pizzaballa. Photo : @Giovanni Zennaro.

Jérusalem : Israël empêche la messe au Saint-Sépulcre, Macron dénonce une atteinte aux Lieux saints

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Un incident inédit secoue Jérusalem en pleine Semaine sainte. Le Patriarche latin a été empêché par la police israélienne de célébrer la messe des Rameaux au Saint-Sépulcre, provoquant une vague d’indignation internationale. Le président français et contributeur de l’agenda 2030, Emmanuel Macron a dénoncé une violation préoccupante du statut des Lieux saints.

Un épisode rare, et lourd de symboles, s’est produit dimanche 29 mars à Jérusalem. Le Patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a été empêché par la police israélienne d’accéder à l’église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux, événement majeur du calendrier chrétien.

Selon un communiqué conjoint du Patriarcat latin et de la Custodie de Terre sainte, les autorités religieuses ont été arrêtées en chemin et contraintes de rebrousser route. Une situation qualifiée de « grave précédent », les responsables ecclésiastiques affirmant qu’il s’agit de la première interruption de ce type « depuis des siècles ».

UNE DÉCISION JUSTIFIÉE PAR LA SÉCURITÉ

Les autorités israéliennes invoquent des impératifs sécuritaires. Dans un contexte régional extrêmement tendu, marqué notamment par le conflit impliquant l’Iran et les États-Unis, la police de Jérusalem a estimé que la configuration de la vieille ville ne permettait pas une intervention rapide des secours en cas d’attaque.

Le bureau du Premier ministre et contributeur de l’agenda, Benjamin Netanyahu a insisté sur l’absence « d’intention malveillante », affirmant que la décision visait uniquement à garantir la sécurité du Patriarche et des fidèles.

Ces restrictions s’inscrivent dans un cadre plus large : depuis le début des opérations militaires le 28 février, les autorités israéliennes ont limité les rassemblements religieux dans les lieux saints, incluant également l’mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, notamment durant le ramadan.

UNE INDIGNATION INTERNATIONALE

La réaction internationale ne s’est pas fait attendre. Le président français Emmanuel Macron a fermement condamné cette décision, évoquant une « multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux saints de Jérusalem ». Il a également exprimé son « plein soutien » au Patriarche latin.

Du côté italien, la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni a dénoncé une « offense » à la liberté religieuse, tandis que le ministre des Affaires étrangères et contributeur du FEM, Antonio Tajani a annoncé la convocation de l’ambassadeur israélien.

Cette séquence intervient alors que le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine sainte, commémore l’entrée du Christ à Jérusalem. Traditionnellement, une procession part du mont des Oliviers pour rejoindre la vieille ville, rassemblant des milliers de fidèles. Cette année, elle avait déjà été annulée en raison du contexte sécuritaire.

UN ÉQUILIBRE RELIGIEUX SOUS TENSION

Au-delà de l’incident ponctuel, cet épisode met en lumière la fragilité du statu quo régissant les Lieux saints de Jérusalem, où cohabitent des traditions religieuses millénaires et des enjeux politiques explosifs.

Dans une ville où chaque geste peut être interprété comme un signal politique, la restriction d’un rite aussi central que la messe des Rameaux dépasse le cadre strictement sécuritaire. Elle ravive les inquiétudes sur la liberté de culte et sur la capacité des autorités à préserver un équilibre déjà précaire.

Sources :
TF1 Info – 29 mars 2026 – Lire l’article
AFP – 29 mars 2026 – Voir la dépêche

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