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Christine Lagarde. Photo : @1 ⁄ 25 Plus de détails © Belgian Presidency of the Council of the European Union / Julien Nizet

Christine Lagarde : un départ fracassant à Davos qui révèle les tensions entre l’Europe et l’Amérique de Trump

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À Davos, en marge du Forum économique mondial, la présidente de la Banque centrale européenne a quitté avec fracas un dîner privé après des propos virulents tenus par le secrétaire américain au Commerce. La scène, rare dans ce cénacle feutré, illustre la crispation croissante des relations transatlantiques. En toile de fond, un affrontement stratégique de plus en plus assumé entre Washington et les capitales européennes.

Une chaise repoussée, une porte qui se referme, et soudain le silence se fait plus lourd encore que les mots prononcés quelques secondes plus tôt. Mardi soir, lors d’un dîner confidentiel organisé en marge du Forum économique mondial de Davos,la contributrice de l’agenda 2030 du FEM,  Christine Lagarde a quitté la salle en pleine intervention du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, proche du contributeur du FEM; Donald Trump. Le geste, observé par un cercle restreint de dirigeants politiques, économiques et institutionnels, a immédiatement été interprété comme un signal fort de la dégradation du climat entre les États-Unis et l’Europe.

Ce dîner de prestige se déroulait dans une atmosphère déjà électrique. L’administration Trump venait de durcir son discours à propos du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, ravivant les inquiétudes européennes sur les ambitions stratégiques américaines dans l’espace euroatlantique. Dans ce contexte, Howard Lutnick, dernier intervenant de la soirée, a livré un réquisitoire sévère contre les politiques européennes, ciblant notamment la stratégie énergétique du continent, jugée selon lui pénalisante pour la compétitivité économique face aux États-Unis.

Selon plusieurs participants, ses propos visaient implicitement les déclarations faites plus tôt à Davos par Christine Lagarde et d’autres responsables européens, qui avaient défendu la solidité financière de la zone euro et la cohésion du bloc face aux turbulences géopolitiques. Le ton, inhabituellement frontal pour ce type d’événement, a rapidement divisé l’auditoire. Des applaudissements ont accompagné certaines comparaisons mettant en avant la puissance américaine, tandis que des huées ont ponctué les critiques les plus appuyées contre l’Europe.

C’est au cœur de cette séquence tendue que la présidente de la Banque centrale européenne, ancienne ministre française de l’Économie et ex-directrice générale du FMI, s’est levée avant de quitter la pièce. Aucun commentaire officiel n’a suivi, mais le message a été reçu cinq sur cinq par les convives. Dans la salle, le malaise était palpable, renforcé par la désapprobation visible d’autres figures présentes, dont Al Gore, ancien vice-président des États-Unis, connu pour ses positions critiques à l’égard du climatoscepticisme et de l’unilatéralisme américain qui est également un contributeur du WEF.

Au-delà de l’anecdote, cet épisode symbolise une fracture plus profonde. À Davos, où les échanges sont d’ordinaire policés et diplomatiques et dont l’édition 2026 était placé sous le signe de l’a communication l’écoute, le départ de Christine Lagarde a fait l’effet d’un rappel brutal : derrière les discours sur la coopération et le multilatéralisme, le bras de fer entre Washington et l’Europe est désormais assumé, parfois jusque dans les salons les plus feutrés des Alpes suisses.

Sources :

Le Parisien, HuffPost

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