Invité de Darius Rochebin sur LCI ce jeudi 13 novembre, à l’issue des commémorations des attentats du 13-Novembre, le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Manuel Valls a livré une analyse directe sur l’état de la menace terroriste, la capacité de la France à y répondre et les enjeux de sécurité nationale. Dix ans après les attaques de 2015, l’ancien Premier ministre estime que les défis restent majeurs et exigent des décisions fortes, y compris l’utilisation de la biométrie pour contrôler les frontières.
Manuel Valls a d’abord insisté sur le sens des commémorations : « Ces hommages sont importants mais ils n’ont de sens que si derrière on prend conscience du combat et des actes forts qu’il faut mobiliser. »
13-Novembre : "Ces hommages sont importants mais ils n'ont de sens que si derrière on prend conscience du combat et des actes forts qu'il faut mobiliser. Nous sommes face à un adversaire redoutable (…) Nos démocraties sont divisées", Manuel Valls
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L’ancien chef du gouvernement rappelle que la menace demeure sérieuse et que, selon lui, le risque serait de banaliser le terrorisme par manque de vigilance politique et institutionnelle.
“Un adversaire redoutable” et des démocraties divisées
Pour Manuel Valls, la menace islamiste reste centrale. “Ils veulent anéantir ce que profondément nous sommes”, estime-t-il.
Terrorisme islamiste : "Ils veulent anéantir ce que profondément nous sommes", Manuel Valls
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Selon lui, la réponse doit être globale : sécuritaire, idéologique et institutionnelle.
13-Novembre : un souvenir “éprouvant”, dix ans après
Manuel Valls a évoqué une journée de commémoration exigeante :
« 13-Novembre, 10 ans après : ça a été une journée éprouvante. »
13-Novembre, 10 ans après : "Ça a été une journée éprouvante", Manuel Valls
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Il estime que, malgré l’intensité et la gravité de la situation en 2015, les autorités n’ont jamais été dépassées :
« Je n’ai jamais eu le sentiment que nous perdions le contrôle. »
13-Novembre 2015 : "Je n'ai jamais eu le sentiment que nous perdions le contrôle", Manuel Valls
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Déradicalisation : une approche qu’il juge inopérante
L’un des points les plus fermes de l’entretien concerne la déradicalisation :
« L’idée de déradicalisation, je suis plus que sceptique, je n’y crois pas. »
Manuel Valls considère que les programmes existants sont insuffisants et n’apportent pas de réponses fiables face à la radicalité violente.
"L'idée de déradicalisation, je suis plus que sceptique, je n'y crois pas", Manuel Valls
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Sécurité et frontières : un appel à utiliser la biométrie
L’ancien Premier ministre a évoqué une évolution nécessaire des outils de contrôle :
« Il faut utiliser tous les moyens que nous offre la technologie et notamment la biométrie. »
Pour lui, face aux flux migratoires et aux risques d’infiltration terroriste, un renforcement technique et juridique du contrôle aux frontières est indispensable.
Contrôles aux frontières : "Il faut utiliser tous les moyens que nous offre la technologie et notamment la biométrie", Manuel Valls
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Sources
Déclarations de Manuel Valls, interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, jeudi 13 novembre 2025.